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08/01/2014 10:18 EST | Actualisé 10/03/2014 05:12 EDT

Novartis poursuivi par le gouvernement japonais pour "publicité mensongère" sur un médicament

La filiale nippone du laboratoire suisse Novartis a annoncé jeudi "faire l'objet d'une plainte en justice du ministère japonais de la Santé pour publicité mensongère et exagérée" sur son traitement contre l'hypertension Diovan (ou Valsartan).

"Nous présentons toutes nos plus profondes excuses aux patients, à leurs familles, au corps médical et à la population pour les soucis causés", a ajouté le groupe qui dit prendre cette affaire avec sérieux et s'engager à pleinement coopérer avec la justice.

Depuis que le scandale a éclaté, le laboratoire affirme cependant qu'il n'a pas truqué les données relatives à ce médicament.

La branche nippone Novartis Pharma fait l'objet d'enquêtes depuis que deux universités japonaises ont révélé il y a plusieurs mois suspecter des maquillages d'informations visant à exagérer l'efficacité du Diovan.

Un salarié de Novartis, qui a quitté l'entreprise depuis, avait participé à ces études universitaires en cachant son affiliation.

Il aurait arrangé les statistiques pour affirmer que le Diovan était non seulement efficace contre l'hypertension artérielle mais aussi contre les angines de poitrine et attaques cérébrales.

Novartis Pharma avait utilisé ces résultats pour promouvoir ce médicament, commercialisé sous le nom de Diovan au Japon où il génère plus de 100 milliards de yens (700 millions d'euros) de revenus annuels. Ce produit est proposé au total dans plus d'une centaine de pays dans le monde.

Cet incident a été jugé "extrêmement regrettable" par le ministre de la Santé, Norihisa Tamura.

En vertu de la loi japonaise, une personne reconnue coupable d'avoir exagéré les vertus d'un médicament encourt une peine de deux ans de prison et 2 millions de yens d'amende (14.000 euros).

C'est la première fois qu'une plainte est déposée au Japon pour ce motif, a précisé l'agence Kyodo citant des sources ministérielles.

En septembre, un panel d'experts du ministère avait estimé que la société Novartis Pharma devait être tenue pour responsable de ces études en partie mensongères.

A l'instar du laboratoire lui-même, l'ex-salarié et les autres chercheurs associés aux travaux d'évaluation démentent également tout trucage des résultats.

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