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08/01/2014 07:07 EST | Actualisé 10/03/2014 05:12 EDT

Nouveau prêt, réduction de la dette: Athènes fait le point sur ses intentions

La Grèce aimerait "dans l'idéal" se passer d'un troisième plan d'aide mais entend bien obtenir une réduction de sa dette dans les mois qui viennent, comme s'y sont engagés ses créanciers sous certaines conditions, a indiqué mercredi le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras.

"Il est trop tôt" pour parler d'un troisième plan de sauvetage", a déclaré M. Stournaras, alors qu'Athènes va prendre officiellement mercredi la présidence tournante de l'UE lors d'une grande cérémonie à Athènes.

"Dans l'idéal, nous aimerions nous passer d'un troisième plan d'aide mais au final, il faudra comparer les alternatives et voir quelles sont les meilleures options pour le peuple grec", a-t-il déclaré devant la presse.

Dans tous les cas, "il n'y aura pas de nouvelle conditions (imposées par les bailleurs de fonds de la Grèce, NDLR) car la situation est trop dure".

Dans le cadre de son deuxième plan d'aide, la Grèce fera face à partir de mi-2014 à un trou de financement estimé à "environ 11 milliards d'euros", a rappelé le ministre.

Plusieurs scénarios sont envisageables pour combler ce trou, mais ils ne devraient pas être étudiés, selon lui, avant l'exercice de stress tests sur les banques de la zone euro, qui doit s'achever à l'automne.

Avant cela, la Grèce souhaite étudier les moyens de réduire sa dette. Le pays espère obtenir un allongement du délai de paiement d'obligations grecques et une nouvelle baisse des taux d'intérêt, après un effacement de dette de 107 milliards d'euros consenti en 2012 par ses créanciers privés.

Les créanciers de la Grèce avaient en effet promis d'aider une nouvelle fois le pays et de se pencher sur la viabilité de la dette s'il enregistrait un excédent primaire budgétaire, ce qui devrait avoir été le cas en 2013.

"Nous ne demandons pas une décote ("haircut"), a affirmé M. Stournaras. "Il y a de nombreux moyens de réduire la dette", a-t-il souligné, évoquant l'abaissement des taux d'intérêt ou le recours aux fonds structurels européens.

"Nous ne demandons pas de faveurs. Nous voulons une collaboration avec nos partenaires institutionnels et européens qui prenne en compte les résultats de l'économie grecque aujourd'hui", a renchéri le ministre grec des Affaires étrangères, Evangelos Venizelos. "Personne ne sera perdant", a-t-il insisté lors d'une conférence de presse séparée à Athènes.

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