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08/01/2014 11:27 EST | Actualisé 10/03/2014 05:12 EDT

Le cinéma américain a récolté 88 pour cent des parts de marché au Québec en 2013

MONTRÉAL - Le cinéma américain a largement dominé au Québec en 2013, ayant récolté des parts de marché de 88,2 pour cent, malgré une baisse marquée du box-office global.

Le cinéma québécois a malgré tout connu une légère hausse de ses parts de marché, qui sont passées de 4,8 pour cent à 5,6 pour cent, selon le bilan publié mercredi par l'agence Cinéac.

Cette hausse est largement attribuable au film «Louis Cyr», qui est également le seul titre n'étant pas originaire des États-Unis à figurer au top 20 de 2013 au Québec. Avec des recettes de 4 067 856 $, le film mettant en vedette Antoine Bertrand dans le rôle de l'homme fort a pris le neuvième rang au box-office total au Québec.

C'est «The Hunger Games: Catching Fire» («The Hunger Games: l'embrasement») qui se classe au premier rang du box-office global sur le territoire québécois, grâce à des recettes de 6,6 millions $. «Iron Man 3», «The Hobbit: the Desolation of Smaug» («Le Hobbit: la désolation de Smaug»), «Despicable Me 2» («Détestable moi 2») et «Fast & Furious 6» («Rapides et dangereux 6») complètent le top 5.

«Historiquement, le Québec était une espèce de petit fort, on était un peu les résistants par rapport au cinéma américain en raison de la culture, explique la directrice exécutive de Cinéac, Pascale Dubé. Cette année, les chiffres indiquent qu'on tend à se rapprocher de la tendance nord-américaine pour ce qui est des parts de marché.»

L'offre généreuse de mégaproductions américaines, toujours populaires auprès des cinéphiles, explique la domination quasi totale du cinéma hollywoodien au Québec. Sur les 10 films ayant obtenu le meilleur box-office au Québec, seuls deux — «Louis Cyr» et «Gravity» («Gravité») —n'appartiennent pas à une franchise.

«La stratégie américaine de faire des films franchisables semble payer», avance Mme Dubé, qui précise cependant que le cinéma hollywoodien n'a pas dû faire face, cette année, à la concurrence de gros films originaires d'autres pays.

«L'an dernier, il y avait eu Skyfall, qui est un film britannique. On avait eu aussi par les années passées les Harry Potter et tout ça qui allaient chercher une part de marché. Par contre, il faut quand même préciser que ces titres (...) sont quand même des films issus de la machine hollywoodienne, sauf qu'ils n'ont pas la nationalité américaine à proprement parler.»

L'année 2014 s'annonce toutefois prometteuse pour le cinéma québécois, avec le retour de cinéastes appréciés et attendus comme Émile Gaudreault, Podz et Ricardo Trogi.

«Il y (aura) une plus grosse diversité des genres que les deux dernières années, où on avait eu un peu plus de drames, des films plus pointus, plus personnels», croit Pascale Dubé.

«Cette année, (...) on revient peut-être à une offre cinématographique un peu plus accessible pour le grand public en général. Donc 2014 s'annonce relativement bonne, du moins sur papier.»

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