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08/01/2014 01:12 EST | Actualisé 10/03/2014 05:12 EDT

La visite de Abe au sanctuaire Yasukuni mérite un avertissement, selon Pékin

La communauté internationale doit adresser un "avertissement" au Premier ministre japonais Shinzo Abe à la suite de sa visite controversée fin décembre au sanctuaire Yasukuni, a estimé mercredi l'ambassadeur chinois à l'ONU Liu Jieyi.

En réponse à une question lors d'un point de presse, l'ambassadeur a vivement condamné cette visite, affirmant qu'elle risquait d'entraîner le Japon "sur une voie très dangereuse".

La communauté internationale doit lui "adresser un avertissement", a-t-il ajouté, afin que M. Abe "revienne sur sa vision erronée de l'Histoire".

Le sanctuaire, qui honore des soldats morts pour le Japon, dont certains condamnés pour crimes de guerre, "glorifie l'agression et une vision militariste de l'Histoire (...) C'est l'incarnation du militarisme du Japon", a-t-il estimé.

La visite de M. Abe au sanctuaire va aussi à l'encontre "des principes et des objectifs de la Charte" de l'ONU, a encore affirmé l'ambassadeur.

Shinzo Abe avait prié le 26 décembre au Yasukuni, un lieu de culte shintoïste au coeur de Tokyo, provoquant la colère de la Chine et de la Corée du Sud. Ces deux pays voient dans ce sanctuaire un symbole des atrocités commises par l'armée japonaise pendant la colonisation de la péninsule coréenne (1910-45) et l'occupation d'une partie de la Chine (1931-45).

M. Abe, un conservateur aux convictions nationalistes, a déclaré avoir voulu montrer sa "détermination à ce que personne ne souffre à nouveau de la guerre".

Le Yasukuni honore les âmes de 2,5 millions de militaires morts pour le Japon. Il souffre d'une mauvaise réputation à l'étranger depuis l'inscription en 1978 des noms de 14 criminels de guerre, condamnés après 1945 par les Alliés, dont celui du général Hideki Tojo, Premier ministre du Japon lors de l'attaque sur Pearl Harbor en 1941.

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