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Une pétition circule pour la jeune femme enceinte maintenue en vie au Texas

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ABORTION PROTEST
WASHINGTON, DC - JANUARY 23: People listen to speakers at the March for Life rally on January 23, 2012 in Washington, DC. Pro-life activists gather each year to protest on the anniversary of the Roe v. Wade Supreme Court decision that legalized abortion. (Photo by Brendan Hoffman/Getty Images) | Brendan Hoffman via Getty Images

Une pétition a été lancée mercredi par Naral, organisation américaine pour le droit à l'avortement, pour qu'une jeune femme, en état de mort cérébrale et gardée artificiellement en vie au Texas parce qu'enceinte, soit "débranchée" selon les voeux de sa famille.

La pétition, adressée au ministre de la Justice de l'État Greg Abbott, demande que ces "décisions difficiles et pénibles soient laissées à la famille" et apporte son "soutien à la décision de la famille de débrancher Marlise, comme elle-même le voulait".

L'affaire, qui mêle à la fois la question de l'avortement, très sensible aux Etats-Unis, de l'euthanasie et de l'interprétation de la loi, remonte au 26 novembre dernier.

Marlise Munoz, une femme de 33 ans alors enceinte de 14 semaines, s'était effondrée chez elle en pleine nuit victime vraisemblablement d'une embolie pulmonaire alors qu'elle s'était levée pour s'occuper de son fils de 15 mois maintenant.

La jeune femme, hospitalisée au John Peter Smith (JPS) Hospital de Fort Worth, y avait été prononcée en état de mort cérébrale mais gardée artificiellement en vie car enceinte, comme le veut la loi du Texas.

"Notre hôpital se doit d'être une entreprise citoyenne tout en fournissant un soin de qualité à ses patients", a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'établissement, Jill Labbe, vice-président chargée des communications, qui parle d'état de santé "grave" de la jeune femme, sans plus de précisions.

"Dans tous les cas, JPS appliquera la loi comme elle s'applique au Texas, qui dit qu'une femme enceinte ne peut pas se voir privée d'un traitement qui la maintient en vie", ajoute un courriel.

La presse américaine rapporte que les époux Erick et Marlise Munoz, tous deux secouristes, avaient fait savoir ne pas vouloir être l'objet d'acharnement thérapeutique.

Erick Munoz, interrogé par la télévision locale WFAA-ABC, s'inquiétait également de savoir quel serait l'état de l'enfant, ne sachant pas pendant combien de temps il avait été privé d'oxygène.

Pour Lynne Machado, la mère de la jeune femme, interrogée par le New York Times, il "ne s'agit pas d'une question d'être pour ou contre l'avortement mais de la volonté de notre fille qui n'est pas respectée par l'Etat du Texas".

L'affaire, complexe, pose aussi la question de l'interprétation de la loi, la jeune femme étant pour certains légalement morte et donc un "simple incubateur" sur qui la loi ne s'applique pas, a affirmé un éditorial du Dallas Morning News.

Le très conservateur Texas est l'un des 12 Etats ayant adopté une règlementation stricte obligeant la poursuite du maintien en vie, quelle que soit l'avancée d'une grossesse.

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