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08/01/2014 12:25 EST | Actualisé 10/03/2014 05:12 EDT

Il reste beaucoup à faire pour être servi en français à l'aéroport, dit Graham Fraser

Bloomberg via Getty Images
A traveler pushes a cart of luggage at Toronto Pearson International Airport in Toronto, Ontario, Canada, on Wednesday, July 3, 2013. Air Canada predicted further pressure on fares this year after its first-quarter yield dropped as competitors added seating and offered lower prices on some routes in North and South America. Photographer: Brent Lewin/Bloomberg via Getty Images

Être servi dans la langue officielle de son choix à l'aéroport : tel est le cheval de bataille qu'enfourche le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, avec le lancement, mercredi, d'une campagne de sensibilisation des voyageurs.

La campagne sur le web, d'une durée de trois mois, vise à faire comprendre aux Canadiens qu'ils ont le droit, en vertu de la loi, de demander d'être servi dans la langue officielle de leur choix lorsqu'ils transitent par les grands aéroports du Canada. 

Les voyageurs ont de la difficulté à être servis dans la langue officielle de leur choix d'un bout à l'autre du pays. Le Commissariat reçoit encore des centaines de plaintes chaque année.

Dans le cadre de sa campagne de sensibilisation, le commissariat aux langues officielles postera des informations sur les sites populaires de voyage ainsi que sur Facebook et Google. 

Non seulement les administrations aéroportuaires et les institutions fédérales doivent-elles être en mesure de servir le public tant en anglais qu'en français, mais les locataires des administrations aéroportuaires dans les aéroports, tels les services de restauration et les entreprises de location de voitures, doivent eux aussi offrir des services bilingues.

Selon le commissaire aux langues officielles, il importe par exemple que chaque employé fasse « une offre active », c'est-à-dire qu'il adopte d'entrée de jeu une formule de salutation bilingue.

Lors des visites effectuées dans les grands aéroports canadiens, en 2008, le commissairiat aux langues officielles a constaté que les employés ne faisaient pas d'offre active dans les deux langues et ce, même lorsque lesdits employés étaient bilingues.

C'est en 2006 que Graham Fraser a commencé à examiner les services offerts par les administrations aéroportuaires. Le commissaire note que des améliorations ont été enregistrées depuis ce temps. « Mais il reste beaucoup à faire... », conclut Graham Fraser.

En vertu des observations du commissariat, les aéroports de Halifax, Toronto et Vancouver ont même obtenu des notes inférieures en 2008 que celles obtenues en 2006. 

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