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08/01/2014 02:48 EST | Actualisé 09/03/2014 05:12 EDT

Des migrants africains manifestent devant le parlement israélien

Plus de 10 000 migrants africains se sont rassemblés mercredi à Jérusalem devant la Knesset, le parlement israélien, au quatrième jour de manifestations pour que leur soit accordé le statut de réfugiés.

Plusieurs députés de gauche sont sortis du bâtiment pour exprimer leurs sympathies aux manifestants, et l'écrivain David Grossman a dit sa « honte » du traitement infligé en Israël aux immigrés clandestins.

Mais pour Miri Regev, députée du Likoud conservateur du premier ministre Benyamin Nétanyahou, il est temps d'expulser ces migrants qu'elle présente comme des « infiltrés ».

Lundi, les manifestants s'étaient rassemblés devant plusieurs ambassades étrangères à Tel-Aviv. Ils souhaitaient remettre des lettres réclamant un soutien international à leur campagne contre la nouvelle législation israélienne en matière d'immigration.

Environ 60 000 migrants africains, venant surtout du Soudan et d'Éthiopie, sont entrés en Israël depuis 2006, selon les autorités israéliennes. Beaucoup vivent dans des quartiers déshérités de Tel-Aviv.

Benyamin Nétanyahou juge que leur afflux massif pourrait nuire à la stabilité sociale du pays, qui a déjà érigé en 2012 une clôture à sa frontière avec l'Égypte pour tenter de limiter les entrées sur son territoire.

Après le vote d'une nouvelle loi le mois dernier, un centre de détention a été ouvert dans le sud d'Israël. Ses occupants peuvent le quitter dans la journée, mais doivent impérativement y passer la nuit. Ils peuvent être maintenus dans ce centre pour une durée illimitée et sans jugement.

Selon des groupes de défense des droits de l'homme, plus de 300 personnes ont été arrêtées depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle législation.

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