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08/01/2014 07:34 EST | Actualisé 10/03/2014 05:12 EDT

Bien armé ou pas? Comment le Canada se compare aux autres nations en vue des JO

TORONTO - Malgré toutes les discussions suscitées par le dévoilement de sa formation mardi, Équipe Canada espère que les 25 joueurs qu'elle a retenus seront en mesure de lui procurer l'or à Sotchi.

Les dirigeants de l'équipe sont satisfaits de leurs choix, mais ils sont aussi conscients qu'il n'y aura rien de facile pendant le tournoi. C'est pourquoi quand on a demandé au directeur général Steve Yzerman quelle nation il craignait davantage, il a déclaré: «Toutes».

«Le hockey international est de plus en plus difficile pour les Canadiens, a-t-il dit mardi. Tous ces pays s'améliorent. Ils me rendent tous nerveux. Vous ne pouvez plus prendre qui que ce soit à la légère.»

Pour la ronde des médailles, il est facile de laisser de côté la Lettonie, la Norvège, l'Autriche, la Slovénie et peut-être même la Suisse. Mais la porte est ouverte pour tout le monde entre le Canada, les États-Unis, la Suède, la Russie, la Finlande, la République tchèque et la Slovaquie.

Si on regarde le talent, le Canada a l'avantage, surtout à l'attaque en raison de sa ligne du centre, où il pourra compter sur Sidney Crosby, Jonathan Toews, John Tavares, Ryan Getzlaf et Patrice Bergeron.

«On s'est rendu compte dès le début du processus que la force de cette équipe se situerait au centre, a déclaré Doug Armstrong, d.g. des Blues de St. Louis qui fait partie de l'équipe de direction de Hockey Canada. Nos cinq centres ont de l'expérience et ont prouvé qu'ils sont des gagnants.»

La Suède compte sur de bons centres en Henrik Sedin, Nicklas Backstrom et Alexander Steen, mais aucun pays ne s'approche de la profondeur du Canada à cette position. Les États-Unis ont de gros ailiers, mais entre Joe Pavelski, Ryan Kesler, David Backes, Paul Stastny et Derek Stepan, on ne peut pas clairement identifier le no 1, alors que le Canada en compte possiblement trois.

Armstrong aime aussi la taille des ailiers canadiens et leur coup de patin. Les Américains ont toutefois l'avantage de ce côté avec des ailiers naturels comme Zach Parisé, Dustin Brown, Max Pacioretty et Blake Wheeler.

Avec des ailiers comme Loui Eriksson, Daniel Sedin et Daniel Alfredsson — entre autres — la Suède est peut-être la mieux nantie pour la surface aux dimensions internationales où le jeu physique n'est pas aussi important que l'habileté à fabriquer des jeux.

Le grand talent de la Russie à l'attaque est aussi impossible à nier: les centres Pavel Datsyuk et Evgeni Malkin ainsi que les ailiers Alexander Ovechkin et Ilya Kovalchuk constituent une formidable force de frappe et devraient jouer de nombreuses minutes.

«Je pense que notre plus grande force est mentale, parce que nous sommes Russes et que nous allons jouer chez nous», a déclaré Ovechkin au cours d'une téléconférence.

On ne peut pas non plus passer sous silence les attaquants tchèques, surtout si Jaromir Jagr brille sous les projecteurs olympiques. Il y a beaucoup de talent en Milan Michalek, Tomas Plekanec et Jakub Voracek, notamment.

À la défense, Armstrong a encensé l'expérience canadienne. Duncan Keith, Shea Weber et Drew Doughty étaient tous là en 2010. Mais est-ce que Jay Bouwmeester, Alex Pietrangelo et P.K. Subban pourront remplacer Scott Niedermayer et Chris Pronger?

La défense canadienne est bonne, mais pourra-t-elle égaler celle de la Suède, qui comptera sur Erik Karlsson, Oliver Ekman-Larsson, Alexander Edler et Niklas Kronwall. Les défenseurs mobiles et ceux qui peuvent transporter la rondelle seront d'une importance capitale sur une grande patinoire. La Suède avait d'ailleurs remporté la médaille d'or à Turin, en 2006, sur cette surface.

Mais la principale raison pour laquelle la Suède a gagné l'or il y a huit ans est le jeu d'Henrik Lundqvist devant le filet, où la Finlande semble avoir l'avantage présentement.

Tuukka Rask était à deux victoires de remporter la coupe Stanley au printemps. Son taux d'efficacité de ,942 à forces égales est parmi les meilleurs de la LNH et le meilleur parmi les gardiens sélectionnés pour Sotchi. Si Rask n'est pas à la hauteur, la Finlande peut se tourner vers Antti Niemi ou Kari Lehtonen.

Ryan Miller a mené les Américains à la médaille d'argent à Vancouver. Il sera de retour en compagnie de Jonathan Quick. Jimmy Howard sera le troisième gardien.

Si Jaroslav Halak connaît deux semaines du tonnerre, il n'y a pas de raison que la Slovaquie ne se batte pas pour une médaille. Pour la Russie, Semyon Varlamov et Sergei Bobrovsky leur donne une chance légitime de remporter l'or. Ils seront d'autant plus motivés que le tournoi se déroulera chez eux.

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