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07/01/2014 03:58 EST | Actualisé 08/03/2014 05:12 EST

Une saison régulière d'activité grippale, selon la Santé publique

AP
Registered nurse Charlene Luxcin administers a flu shot to a patient at the Whittier Street Health Center in Boston, Mass., Wednesday, Jan. 9, 2013. Boston declared a public health emergency Wednesday as the city tried to deal with a harsh flu season and the state reported 18 flu-related deaths so far. (AP Photo/Charles Krupa)

La Santé publique du Québec se veut rassurante concernant l'éclosion de cas de grippe au Québec cet hiver, une situation qu'elle qualifie de « régulière ».

En point de presse à Québec, le directeur de la Santé publique, Horacio Arruda, a soutenu que le portrait de l'activité grippale cette année ressemblait à celui des années précédentes. Le pic de l'éclosion de cas de grippe devrait survenir entre la fin janvier et le début février, ce qui est un peu plus tardif que la normale.

Le Dr Arruda a insisté sur le fait qu'il ne s'agissait pas d'une situation de pandémie, comme il y a quatre ans.

« Même si on a parlé de H1N1 et entendu des choses qui font penser à 2009, nous ne sommes pas en situation de pandémie. Nous sommes en situation régulière de grippe », dit-il. « En 2009, c'était un nouveau virus. La population était vierge, non immunisée. Mais en 2014, ce n'est plus un nouveau virus. Ça fait cinq ans qu'il circule à travers le monde, des gens ont été vaccinés. Ça finit par devenir un virus commun. »

Personnes à risque

La Santé publique recommande toutefois aux Québécois de se faire vacciner, surtout les personnes jugées à risque, soit les enfants de 6 à 23 mois, les personnes âgées, les femmes enceintes au 2e ou 3e trimestre ou ayant une maladie chronique, les travailleurs de la santé et ceux qui sont en contact avec des personnes à risque dans leurs activités quotidiennes.

Le Dr Arruda rappelle que la campagne de vaccination commencée à l'automne est toujours en cours. Les personnes voulant se faire vacciner peuvent communiquer avec leur CLSC ou trouver sur Internet les cliniques offrant la vaccination dans leur secteur.

« Le virus H1N1 a été inclus dans le vaccin. On s'attend à ce qu'il circule. C'est la souche qui prédomine », rappelle le Dr Arruda.

Par ailleurs, les personnes qui ont été vaccinées à l'automne sont protégées contre la grippe.

Le directeur de la Santé publique soutient que l'offre de vaccination sera ajustée à la demande. « On s'est assuré pour que dans les prochaines semaines, les gens à risque puissent avoir accès au vaccin rapidement. On a suffisamment de vaccins. »

Ces derniers jours, certains CLSC ont été inondés d'appels de citoyens à la recherche d'un vaccin contre la grippe, à la suite de la médiatisation de la présence du virus. En point de presse, le Dr Arruda a dit que « dans les faits, il y a une augmentation de la demande, mais on n'a pas senti un flot ».

Situation au Canada

Le virus H1N1, responsable de la pandémie de 2009, fait un retour en force cet hiver au Canada. Lundi, une quarantaine de cas avaient été rapportés dans la région de l'Estrie.

Cette souche de la grippe aurait fait jusqu'ici une vingtaine de morts, en Alberta, en Ontario et en Saskatchewan. On compte aussi des centaines d'hospitalisations un peu partout au pays.

Rappelons que la grande majorité des personnes infectées par le virus H1N1 guérissent en une semaine, même sans traitement médical. Dans un très petit nombre de cas, l'infection par ce virus provoque des symptômes très sévères qui nécessitent des traitements aux soins intensifs et peuvent entraîner la mort.

La Santé publique recommande aux personnes à risque qui ressentent les symptômes de la grippe de consulter un médecin.

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