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07/01/2014 10:15 EST | Actualisé 09/03/2014 05:12 EDT

Purge de grande ampleur dans la police turque

En Turquie, le scandale politico-financier s'épaissit alors que le gouvernement islamo-conservateur a démis de leurs fonctions 350 policiers d'Ankara, la capitale.

Parmi les policiers victimes de cette purge figurent les patrons des services de lutte contre les crimes financiers. Des services que le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, accuse d'ourdir un complot contre lui.

Le gouvernement en a aussi contre l'appareil judiciaire turc. Le premier ministre, qui effectue depuis dimanche une tournée en Asie, accuse la police et la justice de son pays de faire partie d'un « État dans l'État » et de tenter de le renverser. Ces perturbations surviennent à trois mois d'élections municipales prévues dans ce pays de plus de 74 millions d'habitants.

La Turquie est en proie à une crise politique depuis des mois. L'été dernier, le premier ministre Erdogan avait dû composer avec la colère de la population. Des manifestations s'étaient déroulées dans l'ensemble du pays, notamment sur la place Taksim, au centre d'Istanbul. À l'origine de cette grogne populaire? Un projet d'aménagement urbain controversé, prévu place Taksim. Par la suite, la grogne s'était transformée en mobilisation générale contre le gouvernement.

Il est à noter que le premier ministre Erdogan, issu de la mouvance islamiste, est régulièrement accusé par les milieux prolaïcité de dérives autoritaires et de vouloir « islamiser » la société turque.

La situation s'est ensuite compliquée le 17 décembre dernier, lors de l'éclatement d'un scandale politico-financier qui a entraîné la démission de trois ministres suivie d'un vaste remaniement ministériel au sein du gouvernement.

Toute cette agitation n'est pas sans effet sur la monnaie et la bourse turque. Lundi, la livre turque a touché son plus bas niveau historique.

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