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07/01/2014 12:17 EST | Actualisé 09/03/2014 05:12 EDT

Odon-Charles Miense, le prêtre congolais de Sorel, menacé d'expulsion

Capture d'écran

Les fidèles de Sorel-Tracy risquent de perdre un de leurs deux derniers prêtres. Le père Odon-Charles Miense pourrait être expulsé à tout moment vers son pays d'origine, la République démocratique du Congo. Ottawa refuse de renouveler son visa de résident. Le délai de renouvellement est expiré depuis le 31 décembre.

Un texte de Thomas Gerbet

Les étagères de la chambre d'Odon-Charles Miense sont vides. Il se prépare à partir à tout moment. « Je n'ai aucun papier, plus aucun papier », se désole-t-il. « Nous sommes en attente, de façon pas trop rassurante, d'une réponse qui ne vient pas ».

Dans la dernière lettre qu'il a reçue, au mois d'août, Ottawa lui réclame un permis de travail, même si les ecclésiastiques sont dispensés de cette procédure. Citoyenneté et Immigration Canada rejette par ailleurs sa demande de résidence, car il n'aurait pas fourni les preuves suffisantes de son intention de quitter le pays à la fin de son mandat de 8 ans.

Le prêtre principal de l'équipe pastorale de Sorel-Tracy, Jean Marc Beaudet, rappelle que le père Odon-Charles dispose d'un mandat de l'évêque pour travailler à Sorel-Tracy. Après l'arrestation d'un prêtre dans une affaire de pornographie juvénile, au mois de mars, le diocèse avait été bien content d'obtenir les services du père congolais deux mois plus tard. 

Compte tenu de la pénurie d'hommes d'Église au Québec, les évêchés font de plus en plus appel à des prêtres étrangers, particulièrement africains. « Je vis là une certaine contradiction notoire », analyse Odon-Charles Miense.

Nous n'avons pas été en mesure d'obtenir des informations sur son dossier personnel auprès de Citoyenneté et Immigration Canada. Si le prêtre congolais doit quitter le pays, le diocèse pense faire appel à un prêtre retraité de 92 ans.