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07/01/2014 04:19 EST | Actualisé 08/03/2014 05:12 EST

L'interdiction des ventes d'armes à Chicago invalidée

Un juge fédéral a déclaré, lundi, contraire à la Constitution des États-Unis l'interdiction des ventes d'armes en vigueur à Chicago.

La décision prise par le juge Edmond E. Chang, saisi par l'Association des détaillants d'armes à feu de l'Illinois, ne s'appliquera pas immédiatement, la municipalité ayant la possibilité de faire appel.

En juillet dernier, Chicago a durci l'encadrement de la vente des armes à feu, élargissant l'interdiction qui frappait jusque-là les armes automatiques à d'autres types d'armes à feu et augmentant le tarif des contraventions.

« Des armes qui ont été conçues pour les champs de bataille n'ont rien à faire dans les rues de Chicago », expliquait alors le maire de la ville, Rahm Emanuel, ancien conseiller de Barack Obama à la Maison-Blanche.

Dans un communiqué diffusé à la suite de la décision du juge Chang, il a exprimé son « fort désaccord » et annoncé que les conseillers juridiques municipaux travaillaient sur toutes les options possibles.

Rahm Emanuel et ses équipes ont fait de la lutte contre la criminalité une priorité.

La troisième ville la plus peuplée du pays est particulièrement touchée par la violence par armes à feu. En 2012, le nombre d'homicides y est repassé au-dessus des 500 pour la première fois depuis 2008, nuisant à la réputation de Chicago et de son maire.

L'an passé, les meurtres ont chuté de 17 % à 412 homicides, mais ce chiffre reste bien supérieur aux situations constatées dans les deux seules villes plus peuplées, New York (333) et Los Angeles (246).

Le financement des programmes de prévention de la violence et d'intervention auprès des enfants et de la jeunesse va être porté à 67 millions de dollars en 2014, contre 20 millions en 2011 à la prise de fonction de Rahm Emanuel.

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