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07/01/2014 06:08 EST | Actualisé 09/03/2014 05:12 EDT

Les patrons séquestrés dans une usine de Goodyear en France ont été libérés

AMIENS, France - Les deux gestionnaires de l'usine de pneus Goodyear d'Amiens, dans le nord de la France, qui étaient séquestrés par des employés en colère ont été libérés mardi, à la suite d'une intervention de la police ayant mis fin à une confrontation de deux jours.

La remise en liberté des deux patrons a indigné les travailleurs, qui ont fait brûler des pneus devant l'usine. Elle a également laissé non résolus les problèmes qui affectent les installations d'Amiens, que Goodyear cherche à vendre ou fermer depuis plus de cinq ans.

Des dirigeants syndicaux ont fait savoir mardi que des travailleurs occuperaient l'usine jusqu'à ce que ses dirigeants négocient avec eux une indemnité de cessation d'emploi.

L'usine d'Amiens est devenue le symbole des tensions en milieu de travail en France.

Les travailleurs, n'étant jusqu'à présent pas parvenus à préserver leurs emplois, avaient séquestré le directeur et le chef des ressources humaines de l'usine, lundi matin, dans l'espoir d'obtenir de meilleures primes de départ.

Pour libérer leurs patrons, les syndiqués exigaient une prime de licenciement de 80 000 euros (117 272 $) chacun, en plus de 2500 euros (3664 $) pour chaque année d'ancienneté.

Les séquestrations de patrons, qui se sont multipliées en France depuis 2009, sont passibles d'une amende de 75 000 euros (108 945 $), à la condition que les responsables séquestrés soient libérés en une semaine ou moins. Mais les syndiqués ne sont généralement pas poursuivis, et dans plusieurs cas, ils ont tenté de rendre plus confortable la captivité de leurs patrons.

En 2009, lors d'un événement semblable survenu à l'entreprise 3M, des travailleurs avaient apporté à leur patron captif un repas de moules et de frites.

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