NOUVELLES
07/01/2014 01:09 EST | Actualisé 09/03/2014 05:12 EDT

Des produits chimiques sont évacués de Syrie

Anadolu Agency via Getty Images
ALEPPO, SYRIA - JANUARY 4: A man is seen during clashes between the Free Syrian Army (FSA) and the Islamic State of Syria and Al-Sham (or ISIS) on January 4, 2014 in Aleppo, Syria. (Photo by Salih Mahmud Leyla/Anadolu Agency/Getty Images)

LA HAYE, Pays-Bas - Une première cargaison des produits chimiques précurseurs utilisés par la Syrie pour fabriquer des gaz toxiques a été chargée à bord d'un navire danois et évacuée du pays mardi, soit une semaine plus tard que prévu, a annoncé l'ONU.

Les produits chimiques ont été chargés à bord du navire au port de Lattaquié, une étape cruciale de l'initiative internationale qui vise à neutraliser le programme syrien d'armes chimiques d'ici le milieu de l'année.

Les produits chimiques les plus dangereux que possède la Syrie devaient avoir été évacués d'ici le 31 décembre, mais des problèmes de sécurité, le mauvais temps et d'autres facteurs ont retardé le tout.

La diplomate néerlandaise qui coordonne l'opération pour l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, Sigrid Kaad, a indiqué que les produits chimiques ont été emmenés à Lattaquié depuis deux sites et chargés à bord du navire danois.

«Le vaisseau a maintenant quitté le port de Lattaquié à destination des eaux internationales, a dit Mme Kaag par voie de communiqué. Il demeurera en mer en attendant que d'autres produits chimiques prioritaires soient arrivés au port.»

La sécurité de cette cargaison excessivement dangereuse est assurée par la Russie, la Chine, le Danemark et la Norvège. Le directeur-général de l'OIAC, Mehmet Uzumcu, a incité le gouvernement syrien à faire preuve de collaboration pour poursuivre l'évacuation de ces produits chimiques prioritaires.

Par ailleurs, l'agence onusienne des droits de la personne a cessé de mettre à jour son bilan de la guerre civile syrienne, confirmant mardi qu'elle n'est plus en mesure de vérifier les sources qui l'ont amenée à évoquer un bilan d'au moins 100 000 morts à la fin juillet.

Le porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, Rupert Colville, a expliqué que l'agence n'a plus accès au terrain en Syrie et qu'elle est incapable de vérifier les bilans fournis par d'autres sources.

M. Colville a indiqué que le bilan évoqué par l'ONU provenait de données fournies par diverses organisations non gouvernementales (ONG) dans la région. Seulement deux ou trois ONG seraient encore actives, ce que l'ONU juge insuffisant pour compiler un bilan fiable.

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.


INOLTRE SU HUFFPOST

Dear World: des réfugiés syriens adressent des messages au monde
Les mouvements islamistes en Afrique