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07/01/2014 05:32 EST | Actualisé 09/03/2014 05:12 EDT

Des Palestiniens ont pris des colons juifs en otage après leur attaque

Des Palestiniens ont pourchassé et séquestré mardi plus d'une dizaine de colons juifs qui, plus tôt en journée, selon des témoins, avaient attaqué des fermiers près d'un village de la Cisjordanie.

Les colons ont été détenus pendant environ deux heures dans une maison en construction avant d'être remis à l'armée israélienne. À l'arrivée des militaires, quelque 200 personnes s'étaient agglutinées autour de la demeure. Des gens ont frappé et craché sur les colons tandis qu'ils étaient ramenés par les soldats.

Des groupes de défense des droits de la personne ont fait état d'une augmentation, ces dernières années, d'attaques de colons militants contre les Palestiniens ou leur maison en Cisjordanie. Or, il semblerait que l'incident de mardi soit une première, les colons n'ayant encore jamais été enlevés pendant leurs manoeuvres.

L'armée israélienne a déclaré avoir été avisée de heurts entre colons juifs et fermiers palestiniens, indiquant avoir évacué du bâtiment onze colons légèrement blessés.

Selon un rapport des Nations unies, 603 attaques liées aux colons ont été menées contre des Palestiniens entre 2006 et 2013, et 1344 ont ciblé leur propriété.

Au total, 10 Palestiniens ont été tués et 1040 autres blessés dans ces violences en Cisjordanie, tandis qu'elles ont fait 29 victimes du côté des Israéliens et 368 blessés, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU.

Par ailleurs, un allié politique de taille a menacé le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, de se retirer du gouvernement de coalition si Israël reconnaissait les frontières d'avant la guerre des Six-Jours, en 1967, comme point de départ des discussions avec les Palestiniens dans la négociation d'un nouvel État.

Une telle reconnaissance devrait être mentionnée dans l'ébauche proposée dans les prochaines semaines par le secrétaire d'État américain, John Kerry, pour un éventuel accord de paix entre les deux parties. M. Kerry est rentré à Washington lundi après avoir servi de médiateur entre M. Nétanyahou et le leader de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Naftali Bennett, chef d'un parti pro-colonies crucial au sein de la coalition de M. Nétanyahou, a prévenu le premier ministre contre tout adoucissement de sa position dans le dossier, mardi.

«Nous ne continuerons pas à siéger au sein d'un gouvernement qui, à cause de pressions internationales, met en danger l'avenir de nos enfants», a-t-il soutenu.

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