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07/01/2014 05:45 EST | Actualisé 09/03/2014 05:12 EDT

Des députés britanniques arrivés à Téhéran pour briser la glace

Une délégation de parlementaires britanniques menée par l'ancien chef de la diplomatie Jack Straw est arrivée mardi à Téhéran dans le cadre d'efforts entrepris par les deux pays pour restaurer leurs relations diplomatiques, a rapporté la presse iranienne.

La visite de ces quatre élus intervient deux mois après la nomination par les deux pays de chargés d'affaires non résidents, qui avait marqué une étape dans la normalisation de relations gelées depuis le saccage fin 2011 de la représentation britannique à Téhéran.

Il n'est pas prévu que Jack Straw rencontre le président Hassan Rohani pendant sa visite de quatre jours, a précisé la porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Marzieh Afkham.

Au début des années 2000, M. Rohani, qui dirigeait alors l'équipe des négociateurs iraniens, et M. Straw, à l'époque ministre des Affaires étrangères, ont participé à des négociations intenses sur le programme nucléaire controversé de Téhéran.

A Téhéran, M. Straw doit rencontrer le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, un député chargé des questions de politique extérieure, Aladin Borujerdi, et ses homologues au sein du groupe d'amitié parlementaire qui ont invité la délégation britannique, a expliqué Mme Afkham.

M. Straw, membre du parti travailliste actuellement dans l'opposition, a été ministre des Affaires étrangères de Tony Blair de 2001 à 2006, lorsque la Grande-Bretagne s'est engagée dans la guerre contre l'Irak.

Il a appelé à maintes reprises à un dialogue avec l'Iran pour mettre fin à la crise sur le programmé nucléaire de Téhéran, que les Occidentaux et Israël soupçonnent, en dépit des démentis iraniens, de dissimuler un volet militaire.

Dans un communiqué publié lundi, le cabinet de M. Straw a précisé que les parlementaires britanniques espéraient organiser aussi une visite d'élus iraniens à Londres.

Les deux pays ont fermé leur ambassade fin 2011 après la mise à sac de la représentation britannique à Téhéran par des manifestants qui protestaient contre de nouvelles sanctions de Londres contre l'Iran en raison de son programme nucléaire.

Mais les relations, qui n'avaient pas été rompues, se sont améliorées depuis l'arrivée au pouvoir cet été du président Rohani, un modéré, et la signature en novembre d'un accord historique entre Téhéran et les grandes puissances sur le dossier nucléaire.

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