NOUVELLES
07/01/2014 02:10 EST | Actualisé 09/03/2014 05:12 EDT

Canada: les journaux avouent un problème de recettes, pas de lectorat

HuffPost Canada

Les journaux canadiens ont un problème de recettes à régler en passant du papier aux supports numériques, a estimé mardi John Hinds, le patron de l'association canadienne des journaux, en réfutant tout problème de lectorat.

"Les journaux n'ont pas un problème de lectorat", a affirmé John Hinds dans une interview au quotidien Vancouver Sun. "C'est une grosse erreur" de penser cela, a-t-il poursuivi.

Mais il a reconnu que le secteur de la presse écrite avait "un problème de recettes à mesure que le contenu passe sur des supports multi-plateformes".

Le directeur général de l'association des journaux a estimé que ce serait une erreur d'anticiper dans les prochains mois d'autres fermetures de journaux, après celle annoncée lundi du Kamloops Daily News, un petit quotidien local de Colombie Britannique (ouest du Canada).

Le secteur de la presse écrite doit tenir compte de l'environnement économique, comme la baisse des recettes publicitaires, les coûts du travail ou les difficultés économiques locales, a-t-il ajouté.

Une situation qui a prévalu à la fermeture prévue début mars du Kamloops Daily News. "Malheureusement, les réalités de notre secteur, le marché de la publicité locale et notre situation sociale ont été des obstacles trop importants à surmonter pour nous", a écrit le directeur de la publication du quotidien, Tim Shouts, dans l'édition de lundi.

En 2013 au Canada, a rappelé John Hinds, un seul journal a modifié son rythme de parution en passant de quotidien à hebdomadaire.

Une récente étude de NADBank, institut d'étude des quotidiens au Canada, montrait que les Canadiens gardaient une forte habitude de consommation de la presse, avec 8 personnes sur 10 qui lisent au moins une fois par semaine un journal.

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.


INOLTRE SU HUFFPOST

Les 7 géants des médias au Canada