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07/01/2014 12:51 EST | Actualisé 08/03/2014 05:12 EST

Bangladesh: la chef de l'opposition demande la tenue de nouvelles élections

La chef de l'opposition au Bangladesh Khaleda Zia a appelé mardi la Première ministre Sheikh Hasina à organiser de nouvelles élections législatives, jugeant "grotesque" le scrutin organisé dimanche et remporté haut la main par le parti au pouvoir.

L'opposition conduite par le Bangladesh Nationalist Party (BNP) a boycotté le scrutin de dimanche, réclamant depuis plusieurs semaines qu'il soit organisé par un gouvernement neutre et provisoire, comme ce fut le cas dans le passé.

Le Bangladesh a connu les élections les plus violentes de son histoire, 26 personnes ayant été tuées lors d'émeutes et des centaines de bureaux de vote brûlés ou saccagés par les sympathisants de l'opposition.

"Je demande au gouvernement d'annuler cette élection grotesque, de démissionner et de trouver un accord (avec l'opposition, ndlr) pour organiser une élection libre, neutre et juste sous l'égide d'un gouvernement non partisan", a dit la chef du BNP dans un communiqué.

"L'élection scandaleuse du 5 janvier a montré non seulement l'absence de confiance de la population dans le gouvernement mais aussi prouvé que des élections libres, neutres, justes, pacifiques et participatives ne pouvaient se tenir sans un gouvernement impartial et une commission électorale crédible", a ajouté Khaleda Zia, assignée à résidence depuis deux semaines.

La pression s'accroit sur la chef du gouvernement depuis lundi pour l'organisation de nouvelles élections, la diplomatie américaine exprimant sa "déception" et réclamant un nouveau scrutin qui soit "crédible".

"Les Etats-Unis sont déçus par les dernières élections législatives au Bangladesh" dont "les résultats ne semblent pas exprimer de manière crédible la volonté du peuple bangladais", a écrit dans un communiqué la porte-parole adjointe du département d'Etat, Marie Harf.

Mais de son côté la Première ministre du Bangladesh a estimé que le boycott du scrutin par l'opposition "ne signifie pas que se pose une question de légitimité".

De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a critiqué les deux principaux partis, les appelant "à renouer un dialogue constructif et à répondre urgemment aux attentes des citoyens du Bangladesh qui souhaitent un processus politique global".

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