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Philippines: deux mois après Haiyan, les écoles rouvrent leurs portes

06/01/2014 02:47 EST | Actualisé 07/03/2014 05:12 EST

Les écoles du centre des Philippines ont rouvert leurs portes pour la première fois lundi depuis le passage du typhon Haiyan il y a deux mois, mais beaucoup d'élèves sont absents, décédés ou évacués.

La classe se déroule souvent dans des structures provisoires: préfabriqués, toiles goudronnées, tentes...

Dans le village côtier de San Roque, près de Tacloban, sur l'île de Leyte, "sur un millier d'élèves, seulement 50% sont de retour" à l'école, déplore Evelyn Encina, la directrice de l'établissement.

Au moins neuf sont morts le 8 novembre, lorsque Haiyan, un des typhons les plus puissants à avoir jamais touché terre, a frappé la côte philippine, accompagné de vents dépassant les 300 km/h et de vagues géantes semblables à un tsunami.

Le sort de beaucoup d'autres et de leurs famille reste toujours inconnu, deux mois après la catastrophe, ajoute la directrice.

"Ils peuvent être dans des centres d'évacuation, ou chez des proches, ailleurs", déclare-t-elle. "On n'en sait rien. Mais où qu'ils soient, on veut qu'ils sachent que nous sommes là et que nous les attendons".

Les enfants, dont beaucoup sont encore traumatisés par les scènes de destruction et de panique, ont repris les cours sous une grande tente blanche, donnée par une organisation humanitaire, à quelques dizaines de mètres du rivage, une zone que le gouvernement qualifie de "zone de danger permanent".

"A plus long terme, nous avons besoin d'une structure durable, mais en attendant, ça suffira", estime Evelyn Encina.

Quelque 8.000 personnes sont mortes ou portées disparues à cause de Haiyan. Selon l'Unicef, quatre millions de personnes ont été déplacées après la catastrophe, dont 1,7 million d'enfants.

L'agence de l'ONU et d'autres organisations caritatives ont lancé une campagne pour permettre aux 550.000 enfants, enseignants et employés à la petite enfance de reprendre leurs activités scolaires.

L'Unicef espère faire de ces écoles des "espaces de sécurité", qui donnent une impression de normalité et de retour à une routine journalière. Avec les enfants de retour à l'école, les parents disposeront d'autre part de plus de temps pour reconstruire leurs maisons détruites.

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