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06/01/2014 03:18 EST | Actualisé 07/03/2014 05:12 EST

Montréal: la qualité de l'air se stabilise

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montreal's downtown by night

La qualité de l'air à Montréal a été sensiblement la même en 2013 et en  2012, une des meilleures années de la dernière décennie.

Selon les données du Réseau de surveillance de la qualité de l'air de l'île, il y a eu moins de 50 journées pendant l'année où l'air que les Montréalais respirent était dangereux pour la santé. 

En moyenne, les Montréalais respirent un air de bonne qualité une journée par semaine, de mauvaise qualité une journée par semaine aussi et acceptable le reste du temps.

Pour le président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, André Bélisle, il ne faut pas se réjouir : « C'est comme si on nous dit : " ben écoutez pour la majorité des gens, c'est pas un problème, mais pour d'autres, que voulez-vous? C'est la loi de la moyenne qui joue, puis on s'en fout un peu ". De l'air acceptable, c'est pas acceptable, il faut avoir de l'air de bonne qualité ».

La chimiste responsable de la qualité de l'air à la ville, Diane Boulet, se réjouit davantage et souligne qu'il y a aussi eu moins de journées de smog en 2013 qu'en 2012.

Selon elle, un air dit acceptable ne perturbe pas le quotidien des Montréalais : « C'est vraiment juste pour informer les gens d'une détérioration possible, d'une augmentation des polluants dans l'air, mais on veut pas empêcher les gens de vaquer à leurs occupations ».

Parmi les facteurs qui expliqueraient une stabilisation de la qualité de l'air, il y a l'ouverture d'un tronçon de l'autoroute 30 qui permet aux camions de contourner Montréal ainsi qu'une hausse de l'achalandage dans le métro et les autobus de la STM.

Parmi les facteurs qui inquiètent les environnementalistes cependant, il y a le projet de raffiner à Montréal du pétrole issu des sables bitumineux de l'Alberta.

D'après le reportage de René Saint-Louis

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