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06/01/2014 11:26 EST | Actualisé 08/03/2014 05:12 EST

L'Iran doit demander à Damas de cesser les bombardements avant Genève-2 (haut responsable américain)

L'Iran doit démontrer qu'il peut jouer un rôle constructif dans la crise syrienne en appelant Damas à cesser les bombardements des zones rebelles avant la conférence de paix de Genève-2 prévue le 22 janvier, a déclaré lundi un haut responsable américain.

"Il y a des actes que peut prendre l'Iran pour montrer à la communauté internationale sa volonté d'être un acteur positif", a déclaré ce responsable aux journalistes voyageant avec le secrétaire d'Etat John Kerry, qui a fait escale à l'aéroport de Bruxelles. "Cela comprend un appel au régime syrien à cesser les bombardements sur son propre peuple" et à "favoriser l'accès de l'aide humanitaire", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont dénoncé à plusieurs reprises le soutien militaire apporté par la République islamique au président syrien Bachar al-Assad ainsi qu'au Hezbollah chiite libanais, qui se bat aux côtés du régime contre la rébellion.

Mais M. Kerry a assuré dimanche à Jérusalem que les Etats-Unis accepteraient une contribution "constructive" de l'Iran lors de la future conférence de paix qui doit se tenir à Montreux, en Suisse.

Le régime de Damas insiste sur une participation de l'Iran à cette réunion dont l'objectif est de chercher une voie de sortie au conflit qui a fait plus de 130.000 morts en moins de trois ans, selon le bilan d'une ONG syrienne.

Des responsables américains accompagnant M. Kerry ont insisté sur le fait que c'était à l'ONU d'envoyer les invitations pour cette conférence.

Ils ont également estimé que si l'Iran voulait y participer pleinement, il devrait accepter l'accord international de juin 2012 sur la nécessité d'établir un gouvernement de transition en Syrie.

Selon un haut responsable du Département d'Etat, la question d'une participation de l'Iran serait discutée au cours d'une réunion prévue la semaine prochaine à Londres du groupe rassemblant 11 pays occidentaux et arabes et l'opposition syrienne modérée.

"Il n'y a pas de décision prise à ce stade", a-t-il souligné, en estimant que la participation de l'Iran était actuellement "moins probable" que "probable". Certains pays plaident pour lui accorder un rôle "consultatif".

Les Etats-Unis "ne s'attendent pas à ce que l'Iran se prononce publiquement (...) même si nous aimerions qu'il le fasse", a indiqué un autre responsable.

L'avion de M. Kerry s'est brièvement arrêté dans l'après-midi à l'aéroport de Bruxelles pour ravitaillement après avoir quitté Israël.

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