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06/01/2014 02:34 EST | Actualisé 08/03/2014 05:12 EST

L'Iran décline un rôle subalterne pour la conférence de paix sur la Syrie

Le ministère iranien des Affaires étrangères a décliné lundi l'offre américaine pour un rôle subalterne dans la conférence de paix sur la Syrie prévue le 22 janvier en Suisse, assurant que Téhéran n'accepterait qu'une invitation respectant son "honneur".

"L'Iran a toujours dit qu'il était prêt à participer sans conditions préalables" à cette conférence qui doit rassembler opposition et régime syriens ainsi que les principaux acteurs du conflit, a déclaré la porte-parole du ministère, Marzieh Afkham, selon des propos rapportés par l'agence officielle IRNA.

Mais "Téhéran n'acceptera que des offres qui respectent l'honneur de la République islamique", a-t-elle ajouté sans autre précision.

Elle répondait à des questions au sujet de déclarations du secrétaire d'Etat américain John Kerry évoquant la possibilité d'un rôle pour l'Iran, principal allié régional de Damas, dans la conférence de paix organisée à l'initiative de Washington et Moscou.

L'ONU, favorable à une participation de Téhéran, a annoncé avoir envoyé les invitations pour le sommet du 22 janvier, sans que l'Iran ne fasse partie de la première liste d'invités.

La question de la participation de l'Iran, pas encore tranchée, sera discutée lors d'une rencontre le 13 janvier entre les chefs de la diplomatie russe et américain Sergueï Lavrov et John Kerry.

Les Etats-Unis sont opposés de longue date à une participation de l'Iran à la conférence baptisée "Genève-2", tant que Téhéran n'aura pas entériné l'accord obtenu en juin 2012 lors de "Genève-1", qui appelle à la mise en place d'un gouvernement de transition en Syrie pour remplacer le régime du président Bachar al-Assad.

Mais Kerry a ouvert la porte dimanche à une présence de l'Iran, lançant "pourraient-ils (les Iraniens, NDLR) contribuer en marge?", et assurant "nous serions heureux que l'Iran soit constructif".

L'Iran est accusé de soutenir financièrement et militairement le régime syrien et son allié libanais, le Hezbollah chiite. Téhéran assure n'avoir aucune présence militaire officielle en Syrie et fournir un soutien sous forme d'aide humanitaire.

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