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06/01/2014 11:44 EST | Actualisé 08/03/2014 05:12 EST

L'Egypte convoque un diplomate iranien après des propos sur la répression des islamistes

L'Egypte a convoqué lundi le représentant des intérêts iraniens au Caire pour dénoncer la position de Téhéran sur de récents affrontements meurtriers entre police et manifestants islamistes, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.

Le diplomate iranien a été chargé de transmettre à Téhéran "un message ferme" de la part des autorités égyptiennes, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère Badr Abdelatty.

Des médias iraniens avaient rapporté que le ministère des Affaires étrangères à Téhéran avait exprimé ses "regrets" et son "inquiétude" après la mort de 17 personnes vendredi lors d'affrontements en marge de manifestations réclamant le retour au pouvoir du président islamiste Mohamed Morsi destitué par l'armée début juillet.

Depuis le coup de force des militaires, l'implacable répression des autorités a fait plus d'un millier de morts et des milliers d'arrestations dans les rangs islamistes.

Le Caire et Téhéran ont rompu leurs relations diplomatiques après la révolution islamique de 1979 en Iran et la signature la même année du traité de paix israélo-égyptien. Les deux pays ont également abaissé leur niveau de représentation au minimum dans les deux capitales.

M. Morsi avait entamé un réchauffement des relations avec l'Iran durant la première année de sa présidence brutalement interrompue. Les nouvelles autorités, dirigées de facto par l'armée, sont, elles, revenues au statu quo avec Téhéran.

Le chef d'Etat islamiste destitué est désormais poursuivi par la justice égyptienne pour "espionnage" au profit d'organisations étrangères et "divulgation de secret défense" notamment aux Gardiens de la révolution, troupes d'élites iraniennes.

Samedi, le ministère égyptien des Affaires étrangères avait convoqué l'ambassadeur du Qatar pour protester contre les critiques de Doha à propos de la répression visant les Frères musulmans, la confrérie de M. Morsi soutenue par le Qatar mais déclarée "terroriste" par les autorités égyptiennes.

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