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06/01/2014 12:23 EST | Actualisé 08/03/2014 05:12 EST

La CSQ dénonce l'antisyndicalisme de Harper

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) veut faire de 2014 l'année du syndicalisme. L'an dernier, le mouvement syndical a été durement éprouvé, selon la présidente de la CSQ, Louise Chabot, et s'en est assez.

En conférence de presse à Montréal pour présenter les priorités de la centrale en 2014, Mme Chabot a estimé qu'il avait longtemps que le mouvement syndical n'avait subi autant d'attaques « féroces », tout particulièrement en provenance du gouvernement fédéral.

La présidente de la CSQ donne en exemple le projet de loi omnibus C4, qui prive les travailleurs de la fonction publique fédérale de leurs droits démocratiques, selon les syndicats.

Et affaiblir le mouvement syndical, « c'est affaiblir l'ensemble des travailleurs », puisque le mouvement syndical se bat pour l'ensemble des travailleurs, dit la leader syndicale, qui cite la lutte que les organisations syndicales ont menée contre la réforme de l'assurance-emploi au printemps dernier. « C'est une lutte pour tous les travailleurs, pas seulement pour les membres que l'on représente ».

Même au niveau municipal, le syndicalisme est attaqué, dit Louise Chabot. Lors de la dernière campagne électorale, expose-t-elle, le maire de Québec, Régis Labeaume, « a fait toute sa campagne sur le dos des organisations syndicales ».

Mme Chabot tient par ailleurs des propos moins durs à l'égard du gouvernement Marois. Elle se réjouit notamment que le gouvernement du Parti québécois a entendu raison en matière d'équilibre budgétaire, en reportant l'atteinte de cet objectif. La centrale continue toutefois de réclamer un vaste chantier sur la fiscalité au Québec, plaidant que les déficits ne sont pas un problème de dépenses, mais plutôt un problème de revenu. 

La CSQ souhaite donc en 2014 renforcer la légitimité des syndicats, auprès des membres, mais également auprès de la population en général. Elle désire aussi que convaincre les gouvernements, « une fois pour toutes », que les syndicats ne sont pas « des empêcheurs de tourner en rond ».

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