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06/01/2014 10:11 EST | Actualisé 08/03/2014 05:12 EST

Des migrants africains manifestent de nouveau à Tel-Aviv

TEL AVIV, Israël - Des milliers de migrants africains ont de nouveau manifesté lundi, à Tel-Aviv.

Ils ont défilé devant les ambassades américaine et européennes pour réclamer l'asile et le droit de travailler.

Au cours des dernières années, environ 60 000 migrants africains, majoritairement originaires du Soudan et de l'Érithrée, sont entrés en Israël à partir de l'Égypte pour échapper à la guerre, ou pour chercher du travail.

Dimanche, quelque 10 000 migrants africains étaient descendus sur le centre financier de Tel Aviv et s'étaient rassemblés devant l'hôtel de ville pour demander des conditions de travail plus avantageuses et un meilleur traitement de la part du gouvernement israélien.

Cet afflux a placé l'État hébreu dans une situation difficile, plusieurs personnes croyant qu'Israël, fondé en partie pour servir de refuge aux survivants de la Shoah après la Deuxième Guerre mondiale, a une responsabilité d'aider les démunis, tandis que d'autres craignent qu'accueillir tant d'Africains ne menace le caractère juif de la nation.

Plusieurs immigrants se sont installés dans les quartiers pauvres du sud de Tel Aviv. Cette zone compte tant d'immigrants que les Israéliens l'ont renommée «Petite Afrique», et cet afflux de gens a provoqué des tensions avec des résidents locaux qui les accusent d'être responsables de la hausse du taux de criminalité.

Le maire adjoint de Tel-Aviv, Arnon Giladi, a déclaré à Israël Radio que les Africains sont arrivés au pays pour des raisons financières, et qu'ils sont donc des migrants économiques davantage que des réfugiés.

Le gouvernement a tenté de mettre fin au flux migratoire en construisant une barrière le long des 220 kilomètres de frontière partagée avec l'Égypte, en plus d'un imposant centre de détention en plein désert. L'État a aussi offert des incitatifs pour faire rentrer les migrants chez eux, mais n'est pas en mesure de déporter la majorité d'entre eux, puisqu'ils risqueraient des sévices corporels s'ils rentraient dans leurs pays d'origine.

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