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Syrie: l'opposition en exil réévalue sa participation à Genève 2

05/01/2014 08:33 EST | Actualisé 07/03/2014 05:12 EST

La Coalition de l'opposition syrienne en exil s'est retrouvée dimanche à Istanbul pour évaluer sa décision de participer ou non le 22 janvier prochain à la conférence de paix dite de Genève 2 destinée à trouver une solution politique au conflit syrien.

La réunion a débuté dimanche à la mi-journée à huis clos dans un hôtel stambouliote et devait se poursuivre jusqu'à lundi ou mardi, a-t-on appris auprès de la Coalition.

Lors de sa dernière assemblée générale en novembre, la Coalition s'était déclarée, après de vifs débats, prête à participer en même temps que des représentants du régime de Damas à la conférence de Genève 2, qui doit débuter le 22 janvier à Montreux (Suisse).

Sous la pression de leurs alliés arabes et occidentaux, ses délégués avaient posé comme stricte condition à leur présence que les discussions se déroulent "sur la base d'un transfert intégral" du pouvoir et que le président Assad "et ceux qui ont du sang sur les mains ne jouent aucun rôle dans la phase transitoire et dans l'avenir de la Syrie".

Mais la principale composante de l'opposition en exil, le Conseil national syrien (CNS), a affirmé vendredi qu'elle ne se joindrait pas aux discussions en Suisse, n'excluant pas une décision équivalente de la Coalition toute entière.

"L'idée de cette rencontre est inopportune (...) elle va tenter de placer le régime syrien et l'opposition sur un pied d'égalité. Nous rejetons cela", a expliqué à l'AFP un de ses membres, Samir Nachar.

Les membres de la Coalition vont "à nouveau discuter de leur position concernant Genève 2 et prendre une décision définitive sur une participation" lundi, a souligné à l'AFP un de ses membres.

Avant de discuter des perspectives de la conférence de Genève, les opposants au président Bachar al-Assad doivent faire le point dimanche des travaux du nouveau gouvernement de l'opposition, élu en novembre dernier, et élire une commission présidentielle et une commission politique autour de leur président Ahmat Jarba et leur "Premier ministre" par intérim Ahmad Tomeh, selon le programme distribué à la presse à l'ouverture des travaux.

La Conférence de Montreux doit tenter de trouver une solution politique susceptible de mettre fin à la guerre civile en Syrie, qui a fait plus de 130.000 morts et des millions de réfugiés depuis mars 2011.

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