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Syrie: 19 rebelles tués dans des attaques jihadistes dans le nord (ONG)

05/01/2014 06:37 EST | Actualisé 07/03/2014 05:12 EST

Au moins 19 rebelles ont péri dans le nord de la Syrie dans des attaques menées par des jihadistes, dans le cadre du nouveau front qui s'est ouvert entre les deux bords, rapporte dimanche une ONG citant des sources rebelles et médicales.

Les combats font rage depuis vendredi entre rebelles et combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), un groupe affilié à Al-Qaïda qui était jusqu'à récemment leur allié dans la guerre contre le régime de Bachar al-Assad.

Ces affrontements ont éclaté lorsque des brigades rebelles, dont de nombreux islamistes, dans les provinces d'Alep (nord) et d'Idleb (nord-ouest) ont attaqué des barrages de l'EIIL, accusé de mutliples abus mais aussi de vouloir prendre le contrôle total des zones rebelles.

Près de Tall Rifaat, une localité d'Alep, au moins 10 rebelles ont été tués samedi par l'EIIL dans une attaque armée, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

A Hreitane, une autre localité de la province, cinq rebelles ont péri samedi dans un attentat à la voiture piégée mené par l'EIIL, selon les mêmes sources.

Et dans le nord-ouest du pays, quatre insurgés ont été tués dans une embuscade tendue par l'EIIL dans le disctrict Jabal al-Zawiya.

Depuis vendredi, les rebelles ont tué ou enlevé des dizaines de jihadistes, en particulier dans le nord du pays, selon l'OSDH.

Des affrontements ont également éclaté dimanche entre une brigade rebelle et des combattants de l'EIIL à Tabqa, dans la province de Raqa (nord), où le groupe jihadiste est très puissant.

Samedi, l'EIIL a prévenu dans un enregistrement audio diffusé sur internet que si les rebelles maintenaient leur pression, il allait se retirer du front dans la ville et la province d'Alep et laisser le champ libre au régime.

En outre, à Alep, 10 soldats syriens ont été exécutés par balles par le Front Al-Nosra, un autre groupe jihadiste, plusieurs jours après avoir été capturés près de l'hôpital al-Kindi, une position stratégique prise par le groupe en décembre.

Signe des ramifications du conflit syrien dans les pays voisins, l'EIIL s'est emparé cette semaine de la ville irakienne de Fallouja et a revendiqué un attentat suicide au Liban contre un bastion du Hezbollah, parti chiite qui combat aux côtés du régime syrien.

ram/fcc

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