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Pour Michel Therrien, c'est le travail de Daniel Brière qui a été récompensé

05/01/2014 11:12 EST | Actualisé 07/03/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - Après avoir été laissé de côté au cours des deux derniers matchs, Daniel Brière est sorti de sa torpeur, samedi, en récoltant trois points dans un même match pour la première fois depuis son association avec le Canadien.

C'était d'ailleurs seulement son deuxième match de plus d'un point avec le Tricolore, lui qui a maintenant sept buts et six aides en 30 parties depuis qu'il a signé un contrat de deux ans et 8 millions $ US.

Pourtant, Brière a amorcé le match au sein de la quatrième unité. Mais il s'est retrouvé jumelé à Tomas Plekanec et Brian Gionta pour la deuxième période — un trio qui avait montré de belles choses plus tôt cette saison.

«Nous avons aimé son jeu en première période et au premier entracte, en raison de sa façon de jouer, nous avons décidé de le réunir à Plekanec et Gionta, a expliqué l'entraîneur-chef Michel Therrien. De la façon dont il jouait, généralement de bonnes choses se produisent dans ce temps-là.»

À la lumière des propos qu'a tenus l'entraîneur samedi soir après la rencontre, on comprend que c'est le manque d'ardeur au travail qu'on reprochait à Brière.

«C'est ce qu'on demande à Daniel, de 'compétitionner' (sic), a expliqué Therrien. Il a joué un fort match. (...) Il allait dans les zones dangereuses et il a été récompensé.»

Évidemment, le principal intéressé était soulagé d'avoir pu offrir enfin ce genre de performance.

«J'y pensais depuis longtemps. Tu te dis toujours que ça va arriver, c'est l'attitude que tu amènes un peu à chaque match. Il n'y a pas de doute que ça fait du bien.

«Des fois, tu as besoin que les bonds soient de ton bord aussi. Sur le but de Gionta, c'en est un bon exemple. Mais on a eu quand même plusieurs chances de marquer. C'est ce qui a fait la différence. Pas seulement de ma part: Plekanec, Gionta et moi tournions beaucoup aux alentours du filet.»

La présence de Brière au sein de leur unité a également semblé réveiller le capitaine et Plekanec, qui connaissaient une période creuse. Gionta n'avait pas marqué à ses 13 derniers matchs, lui qui ne compte d'ailleurs que trois buts depuis le 1er novembre, bien qu'il bénéficie toujours d'un temps d'utilisation régulier en avantage numérique. Plekanec et lui n'avaient pas noirci la feuille de pointage lors des trois dernières rencontres.

«Honnêtement, ce qui a aidé, c'est que j'ai joué 10 ou 12 matchs avec ces gars-là auparavant et que ça avait bien été, a analysé Brière. Donc, quand on m'a donné cette chance-là, je me suis dit qu'il y avait de bonnes chances que des bonnes choses se produisent. C'est l'attitude que j'avais. Des fois, tu as de bons 'feelings'.»

Mais pour Therrien, il n'y a pas de secret dans cette chimie.

«La chimie est parfois difficile à expliquer. Mais pour s'assurer qu'il y ait de la chimie, selon nous, il faut qu'il y ait du travail. Il faut être drôlement talentueux pour connaître du succès quand on ne travaille pas. Daniel a travaillé (samedi) soir.»

Brière estime même que cette rencontre pourra contribuer à le faire jouer de façon plus détendue.

«Si je repense au premier but, sur la passe (de Travis Moen), j'ai forcé le jeu un peu, c'est ce qui arrive quand tu es nerveux: tu as peur de faire des erreurs. Normalement, j'aurais dû marquer sur le premier lancer, mais j'ai forcé la note un peu. J'ai été capable de retrouver la rondelle pour une deuxième chance. On dirait que par la suite, tout s'est calmé et ç'a été plus facile de jouer.»

Un gros point échappé

Le réveil de Brière n'aura cependant pas suffi au Tricolore, qui a laissé filer un gros point en s'incliant 4-3 en prolongation devant les Sénateurs. Malgré tout, Therrien et Brière ont vu des aspects positifs à cette rencontre.

«Ils ont joué de chance sur le troisième but, a estimé l'entraîneur. Mais on a continué de jouer avec acharnement et on a été récompensés. Malheureusement, le résultat en surtemps, comme on essayait d'écouler une punition, n'est pas allé de notre côté. J'ai aimé la force de caractère des gars.»

De son côté, Brière ne voyait pas le point perdu, mais le point gagné à la suite de ce duel.

«C'est un gros point. Surtout après notre première période, on peut dire que c'est un match qu'on ne méritait pas. D'aller soutirer un point comme ça... ça peut être un gros point qui va nous aider plus tard cette saison.»

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