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Libye: reprise de la production dans un champ pétrolier du sud

05/01/2014 07:30 EST | Actualisé 07/03/2014 05:12 EST

La production pétrolière dans le champ al-Charara (sud, 330.000 barils par jour), suspendue depuis le 28 octobre à cause d'un sit-in de la population locale, a repris samedi avec une production de 60.000 barils par jour, a indiqué dimanche à l'AFP une source officielle.

"La production dans le puits al-Charara a repris progressivement depuis samedi avec une production de 60.000 b/j en attendant de retrouver sa capacité habituelle dans 2 à 3 jours", a déclaré un porte-parole de la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC), Mohamed al-Harairi.

Jeudi le gouvernement avait convaincu des habitants de la ville de Oubari qui protestent contre leur marginalisation et réclament une plus juste répartition des revenus pétroliers, de lever leur sit-in.

Le champ pétrolier al-Charara, géré par la compagnie Akakus, est une joint-venture entre la Compagnie nationale de pétrole (NOC), l'espagnol Repsol, le Français Total et l'autrichien OMV.

L'exploitation de deux champs pétroliers, Msala et Sarir, dans le sud de la Libye, à l'arrêt pendant une semaine en raison de la fermeture des raffineries de Tobrouk et Sarir (est), avait également repris dimanche dernier.

La crise pétrolière qui affecte les principaux terminaux pétroliers dans l'est fermés par des groupes armés demandant l'autonomie de la Cyrénaïque se poursuit toujours.

Ces anciens gardes des installations pétrolières ont renouvelé jeudi leurs trois conditions fixées au gouvernement pour lever le blocus de ces sites, dont l'attribution à la région dont ils réclament l'autonomie, de sa part des revenus pétroliers.

Une médiation conduite à l'initiative de parlementaires, de membres des organisations de la société civile n'a pas abouti à des résultats concrets.

La Compagnie nationale de pétrole (NOC) a décidé samedi de maintenir l'état de force majeure décrété en août dans les principaux terminaux pétroliers dans l'est du pays.

"L'Etat de force majeure sera maintenu dans les ports pétroliers de Ras Lanouf, al-Sedra et Zueitina", a indiqué la NOC dans un communiqué, mettant en garde "ses clients contre l'envoi de leurs navires pour y charger ou décharger leurs cargaisons".

Les mouvements de protestations ont provoqué la chute de la production nationale à 250.000 b/j contre 1,5 million en temps normal.

Les pertes occasionnées par ces perturbations sont de 9 milliards de dollars, selon les dernières estimations du ministère du Pétrole.

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