NOUVELLES

"Légende", "immortel", "éternel": le monde du foot pleure Eusebio

05/01/2014 11:07 EST | Actualisé 07/03/2014 05:12 EST

Le décès à 71 ans de l'ancienne gloire portugaise Eusebio, dimanche, a suscité une vague d'émotions dans le monde du football qui salue le joueur légendaire et l'homme de valeurs.

Le président de la Fédération internationale de football (Fifa), Joseph Blatter, a déploré sur son compte twitter la "perte d'une légende du football. Mais Eusebio gardera à jamais sa place parmi les plus grands".

Michel Platini a lui aussi salué "l'un des plus grands joueurs de tous les temps". Mais le président de l'UEFA a aussi rappelé que si "sur la pelouse, Eusebio était une légende, que ce soit sous le maillot du Portugal ou de Benfica", "en dehors, il était plus qu'un footballeur, il était un homme bon et charmant".

En 2010, lorsqu'il avait remis à Eusebio le Prix du président de l'UEFA, que seuls avant lui avaient reçu, deux de ses plus grands rivaux Alfredo Di Stefano et Bobby Charlton, Michel Platini avait déjà salué le "héros de Benfica, un homme originaire du Mozambique et qui devint une célèbre panthère noire".

Egalement honoré par ce prix en 2013, un autre monument du football mondial, l'Allemand Franz Beckenbauer a réagi avec tristesse sur Twitter: "un des plus grands joueurs de football est décédé. Mon ami Eusebio est mort. Mes pensées accompagnent sa famille".

Mourinho: "Il est le Portugal"

Considéré comme son digne successeur au Portugal, le capitaine de la Selecçao Cristiano Ronaldo a lui évoqué un Eusebio "toujours éternel".

Autre acteur majeur du foot portugais, José Mourinho a placé le natif de Maputo au même rang au micro de la RTP: "Je pense qu'il est immortel. Il est plus qu'une grande figure du football, il est le Portugal, un grand seigneur de notre pays".

L'entraîneur de Chelsea ajoute: "c'était une référence importante, dans sa vision du football, ses valeurs, ses principes, ses émotions et cela même après la fin de sa carrière. Si on tente de comparer avec le football actuel, Eusebio serait au niveau des meilleurs. S'il avait eu 20 ou 30 ans aujourd'hui, il aurait eu un niveau étincelant."

Josef Masopust, ancien international tchécoslovaque, s'est dit "très triste" dans les colonnes du quotidien tchèque Sport. "Encore un grand ami est parti. C'est lui qui était le premier à me féliciter pour le Ballon d'Or 1962", malgré sa 2e place.

Ce fair-play avait été mis en relief récemment par Nobby Stiles, ancien international anglais qui l'avait affronté avec Manchester United.

"Eusebio était un gentleman, quelqu'un de très respectueux des autres malgré son immense talent", avait-il dit sur le site de la Fifa. Durant la finale de la Coupe des clubs champions (future Ligue des champions), Eusebio félicita chaleureusement le gardien des Red Devils Alex Stepney qui venait de remporter un duel face à lui.

Son club de toujours, Benfica veut désormais se "rappeler de son talent, son exemple, son caractère qui a marqué le football portugais et qui s'est imposé comme une référence mondiale du football. La vie d'Eusebio est le patrimoine de tous ceux qui aiment le football. Le Benfica était son port d'attache. Il a fait du Benfica plus qu'un club, il en a fait sa maison et sa famille. La mémoire et l'héritage d'Eusebio resteront parmi nous".

Monument du football mondial dans les années soixante, Eusebio est décédé dimanche à Lisbonne à l'âge de 71 ans.

nip/pga/gca/bm

PLUS:hp