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La FTQ veut tourner la page sur la commission Charbonneau et affronter Harper

05/01/2014 01:51 EST | Actualisé 06/03/2014 05:12 EST

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dit souhaiter tourner la page sur les scandales et les révélations faites à la commission Charbonneau et affirme qu'elle se prépare à livrer de grandes batailles en 2014.

C'est ce qu'ont déclaré les nouveaux président et secrétaire général de la centrale syndicale, Daniel Boyer et Serge Cadieux, en faisant leur bilan de l'année 2013 en conférence de presse dimanche matin.

Ils ont insisté sur le fait que les événements impliquant la FTQ, dont a rendu compte la commission Charbonneau, se sont passés avant 2010, et que depuis, la culture de l'organisation a changé. Les dirigeants ont entre autres mentionné que la centrale syndicale s'était dotée d'un code d'éthique « des plus rigoureux ».

Selon le président de la FTQ, Daniel Boyer, la commissaire France Charbonneau fait preuve d'acharnement face à son organisation.

Il affirme également que si ses membres sont affectés par ce qu'ils entendent, les politiques de droite soufflées sur le pays ont de plus graves conséquences encore.

En guerre contre Harper

C'est pourquoi Daniel Boyer assure qu'il fera tout pour que les conservateurs ne soient pas réélus aux prochaines élections fédérales, en 2015, les accusant de rétrécir le rôle actif de l'État et dénonçant leur intention de faire disparaître le crédit lié aux fonds des travailleurs ainsi que les compressions annoncées chez Postes Canada.

M. Boyer place sa lutte contre les conservateurs parmi ses deux priorités pour les prochaines années, avec la protection et la bonification des régimes de retraite en général, et du Régime des rentes du Québec en particulier.

La FTQ parle également de « contrecarrer, une fois pour toutes, la réforme de l'assurance-emploi », une mesure du gouvernement fédéral qu'elle qualifie d'« antisyndicale ».

Si elle s'insurge contre les décisions fédérales, la centrale syndicale considère par ailleurs que les annonces des derniers mois du gouvernement Marois « sont allées dans la bonne direction et dans le sens de la défense des intérêts publics », même si elle critique ses premiers mois au pouvoir, marqués par un manque de « leadership ».

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