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Forceps non stériles en N.-É.: le dossier a longtemps été débattu

05/01/2014 02:56 EST | Actualisé 07/03/2014 05:12 EST

HALIFAX - Des responsables du plus important service gouvernemental de santé du Nouveau-Brunswick ont délibéré pendant trois mois à propos de la nécessité d'informer le public de l'utilisation de forceps de biopsie non-stérilisés avant de finalement publier l'information, l'an dernier, et de suggérer aux patients de subir des tests de dépistages pour le VIH.

Des documents récemment publiés en vertu de la Loi sur l'accès à l'information démontre de quelle façon le personnel du Réseau de santé Horizon ont consacré des semaines à évaluer les risques pour les patients ayant pu être exposés à des forceps incorrectement stérilisés à l'Hôpital régional de Miramichi pendant 14 ans.

Des courriels échangés entre les administrateurs du réseau de la santé indiquent qu'il régnait une certaine incertitude et que les avis divergeaient quant à l'utilité d'informer les patients que des forceps utilisés lors de coloscopies n'avaient pas été convenablement stérilisés.

Dans l'un de ces courriels, le chef du personnel médical demande l'opinion d'une spécialiste ontarienne en maladies infectieuses à propos d'une exposition potentielle à des microbes.

Le courriel du Dr Thomas Barry précise que le personnel a découvert le 24 mai que des forceps utilisés lors de biopsies cervicales étaient désinfectées avec une solution.

Une mauvaise stérilisation soulève la possibilité d'une exposition aux hépatites B et C, ainsi qu'au VIH.

«Nous n'avons pas divulgué [le tout] pour l'instant, et nous envisageons de le faire», a écrit le Dr Barry dans un courriel adressé le 8 juin à la Dre Allison McGreer, une microbiologiste de l'Hôpital Mount Sinai de Toronto.

Au final, il a été décidé que l'information devait être divulguée publiquement. Lors d'une conférence de presse tenue le 28 août, le président du Réseau Horizon, John McGarry, s'est excusé pour cette erreur et a décrit de quelle façon les forceps non stériles avaient été utilisés de 1999 à 2013. Il a demandé à 2500 patients de subir des tests de dépistages pour diverses maladies.

Il a par ailleurs souligné que les risques d'infection étaient minimes, et ce même sans stérilisation.

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