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Soudan du Sud : report des pourparlers et poursuite des combats

04/01/2014 07:57 EST | Actualisé 06/03/2014 05:12 EST

Le début des pourparlers directs qui devaient s'amorcer samedi entre les partisans du président et les rebelles du Soudan du Sud, en conflit depuis le 15 décembre, a été reporté à dimanche après-midi pour permettre aux deux parties d'établir un ordre du jour des négociations.

Pour le moment, les deux camps ont rencontré des négociateurs de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), regroupant sept pays de la région, sous l'égide de laquelle les pourparlers se sont ouverts vendredi à Addis Abeba, la capitale de l'Éthiopie.

Les États de la région redoutent en effet que les combats se transforment en conflit ethnique et se propagent à tout l'Est africain.

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Les combats se poursuivent

Pendant que le ballet diplomatique commence à se déployer, de violents affrontements ont toujours lieu dans la région sud-soudanaise de la ville de Bor, que l'armée veut reprendre aux rebelles. Des combats intenses impliquant des chars et de l'artillerie se dérouleraient dans les environs de cette ville, qui a changé trois fois de mains en trois semaines de conflit.

Par ailleurs, un porte-parole des rebelles a affirmé que les insurgés se rapprochaient de la capitale fédérale, Juba.

Les combats entre les unités de l'armée, fidèles au président Salva Kiir, et la rébellion, soutenant son rival, l'ancien vice-président Riek Machar, aurait déjà fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de quelque 200 000 personnes.

Devant la détérioration de la situation, l'ambassade des États-Unis a appelé vendredi tous les Américains se trouvant au Soudan du Sud à quitter le pays, organisant un vol d'évacuation. D'autres pays, dont la Grande-Bretagne, l'Éthiopie, le Kenya, l'Ouganda et la Somalie, ont également organisé l'évacuation de leurs citoyens.

Le conflit résulte à la fois d'une rivalité politique et d'un conflit entre les deux principales ethnies du pays. Il a débuté lorsque le président Kiir, un dinka, a accusé Riek Machar, un nuer, d'avoir tenté un coup d'État. M. Machar, qui avait été limogé de son poste en juillet 2013, a rejeté cette accusation, accusant plutôt le président d'avoir voulu éliminer ses rivaux. 

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