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Soudan du Sud : 1ère rencontre avant début des négociations directes dimanche (Addis Abeba)

04/01/2014 01:46 EST | Actualisé 06/03/2014 05:12 EST

Les parties en conflit au Soudan du Sud se sont rencontrées pour la première fois samedi à Addis Abeba, avant le début des négociations directes dimanche sur un cessez-le-feu visant à mettre fin à près de trois semaines de conflit, a annoncé le ministère des Affaires étrangères éthiopien.

Cette réunion a eu lieu au moment où des explosions et d'intenses échanges de tirs résonnaient dans le quartier où est notamment situé le palais présidentiel à Juba, la capitale du Soudan du Sud, a constaté un journaliste de l'AFP.

A Addis Abeba, le ministre éthiopien des Affaires étrangères Tedros Adhanom, a déclaré "nous souhaitons tous que ces négociations directes vers la paix au Soudan du Sud, qui sont officiellement ouvertes, soient un succès".

"Le Soudan du Sud mérite la paix et le développement, et non la guerre. Nous sommes reconnaissants envers les membres des deux équipes de négociations pour les progrès accomplis aujourd'hui", a-t-il ajouté.

Selon la porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères, Dina Mufti, les discussions directes doivent démarrer dimanche à 12H00 GMT.

"Le gouvernement sud-soudanais et l'opposition se sont engagés à régler leurs différends politiques par le dialogue", a déclaré Seyoum Mesfin, ex-ministre des Affaires étrangères éthiopien et envoyé spécial de l'IGAD, le bloc régional des pays d'Afrique de l'Est qui assure la médiation des négociations.

Le conflit, qui a éclaté le 15 décembre, a déjà fait des milliers morts dans les combats opposant des unités de l'armée fidèles au président Salva Kiir et une alliance de milices ethniques dirigée par son rival, l'ancien vice-président Riek Machar.

Samedi, l'armée sud-soudanaise a combattu pour reprendre le contrôle de la ville stratégique de Bor, capitale de l'Etat de Jonglei, l'un des plus grands Etats du pays.

D'intenses batailles impliquant de chars et l'artillerie ont été signalés aux alentours de la ville, qui a changé de mains à trois reprises en près de trois semaines de conflits.

L'IGAD, qui comprend l'Ethiopie, le Kenya et l'Ouganda - trois forts soutiens du gouvernement du président Kiir - a joué un rôle clé dans l'accord de 2005 mettant fin à deux décennies guerre civile au Soudan.

L'Ouganda avait déployé des troupes à l'intérieur du pays pour évacuer les habitants et renforcer le soutien au gouvernement de Kiir.

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