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Proche-Orient: Kerry constate des progrès diplomatiques dans les négociations

04/01/2014 10:47 EST | Actualisé 06/03/2014 05:12 EST

Des progrès ont été accomplis dans le cadre du processus de négociations de paix au Proche-Orient, selon le secrétaire d'État américain John Kerry, mais ce dernier reconnait que certaines des plus importantes pierres d'achoppement entre Israéliens et Palestiniens demeurent présentes après plus de 20 rondes de discussions.

«Le travail est difficile», a-t-il mentionné à des journalistes après une rencontre de deux heures et demie avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, la deuxième en autant de jours.

M. Kerry a par la suite repris son service de navette diplomatique, revenant à Jérusalem pour sa troisième réunion en trois jours avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. Les deux hommes ont discuté pendant près de cinq heures, jusqu'en fin de soirée.

«Nous n'avons pas encore réussi, mais nous effectuons des progrès», a dit M. Kerry à l'extérieur du quartier général de M. Abbas, en Cisjordanie. «Nous commençons à déterminer les plus importants obstacles que nous devrons surmonter.»

M. Kerry tente de pousser les deux leaders gouvernementaux vers un accord de paix qui permettrait de créer un État palestinien aux côtés d'Israël.

Les négociations sont entrées dans une phase plus intense visant à amener les deux camps à s'entendre sur un cadre et offrir des conseils pour parvenir à un accord final. Une entente sur le cadre de discussions n'est pas attendue dans le cadre de cette visite diplomatique, la dixième du genre pour M. Kerry.

Ce dernier a invoqué d'importantes complications et une méfiance mutuelle qui se sont développées au cours des années.

Le secrétaire d'État se dit cependant persuadé que ses plus récentes discussions avec les deux parties avaient «détaillé — et même résolu — certains types de problèmes et présenté de nouvelles opportunités pour d'autres».

«C'est un processus complexe, étape par étape, jour après jour.»

Malgré les critiques, les manifestations et les questions difficiles de la part de leurs populations respectives, les leaders palestiniens sont engagés à l'idée que les deux peuples vivent pacifiquement côte à côte, et sont convaincus que les progrès réalisés jusqu'à maintenant sont suffisants pour poursuivre les négociations.

«Je crois qu'au cours de la semaine prochaine, nous aurons tous d'importants travaux à accomplir», dit M. Kerry.

Après les discussions entre MM. Kerry et Abbas, le négociateur en chef du côté palestinien, Saeb Erekat, a affirmé que «l'échec, pour nous, n'est pas une option».

Il a pressé Israël de se retenir de poser quelque geste que ce soit qui empêcherait les négociations de parvenir à une entente finale, comme de nouvelles constructions de colonies israéliennes, ou la démolition de maisons palestiniennes. Il a également indiqué que M. Kerry n'avait présenté aucun document au camp palestinien, et que les États-Unis désiraient parvenir à une solution permanente, et non pas une sortie de crise temporaire.

En prévision de l'arrivée de John Kerry dans la région cette semaine, Israël avait fait savoir qu'il annoncerait des plans pour construire 1400 nouveaux logements dans les colonies. Mais l'État hébreu a reculé, du moins pendant que M. Kerry se trouve au Proche-Orient.

Dimanche, John Kerry prévoyait rencontrer le roi jordanien Abdullah II et son ministre des Affaires étrangères Nasser Judeh à Amman. De là, il devrait se rendre en Arabie saoudite pour discuter avec le roi Abdullah.

Il devrait par la suite revenir à Jérusalem dimanche soir, puis rentrer à Washington en début de semaine.

La fin de semaine suivante, le secrétaire d'État doit rencontrer des membres de la Ligue arabe pour discuter de l'état des discussions.

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