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Paris appelle à une reprise rapide du dialogue au Cambodge

04/01/2014 10:12 EST | Actualisé 06/03/2014 05:12 EST

La France souhaite que "le dialogue politique puisse reprendre rapidement" au Cambodge, a déclaré le ministère des Affaires étrangères alors que les manifestations de l'opposition y ont été interdites samedi jusqu'à nouvel ordre.

"Il est important que le dialogue politique puisse reprendre rapidement, afin que les différentes parties oeuvrent ensemble au bon fonctionnement des institutions, dans le calme et la retenue", a souligné le porte-parole du ministère, Romain Nadal, dans un communiqué.

Cet appel intervient au lendemain de la répression d'un rassemblement d'ouvriers du textile qui a fait au moins trois morts.

"La France suit attentivement la situation au Cambodge", "déplore les violences qui ont causé la mort de plusieurs personnes et rappelle son attachement à la liberté de manifester pacifiquement", a ajouté le porte-parole du Quai d'Orsay.

L'opposition, qui a rassemblé jusqu'à 20.000 personnes dans les rues de Phnom Penh ces derniers mois, réclame le départ du Premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis près de trente ans, et de nouvelles élections.

Selon les résultats officiels, le parti CPP au pouvoir, malgré son plus mauvais score depuis 1998, a remporté 68 sièges aux législatives du 28 juillet, contre 55 à l'opposition du CNRP.

Mais l'opposition, dénonçant des fraudes massives, a revendiqué la victoire et dénoncé un "coup d'Etat constitutionnel". Et ses députés boycottent l'Assemblée nationale depuis l'ouverture de la législature en septembre.

Les violences de vendredi ont également été dénoncées par les Etats-Unis et l'ONU, qui a réclamé une enquête, et ont provoqué l'indignation des défenseurs des droits de l'Homme cambodgiens évoquant les plus graves violences contre des civils depuis 15 ans.

ial/ml

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