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Les employés de MSF pris en Syrie sont quatre Européens et un Péruvien

04/01/2014 01:48 EST | Actualisé 06/03/2014 05:12 EST

Les employés de Médecins sans frontières (MSF) pris par un groupe inconnu en Syrie sont quatre Européens et un Péruvien, a déclaré samedi l'organisation humanitaire tout en demandant "la plus grande discrétion" concernant l'identité de ses membres "disparus".

"Nous vous confirmons que les membres de notre personnel disparus sont des expatriés de nationalité belge, danoise, péruvienne, suédoise et suisse", écrit une porte-parole de l'ONG dans un bref communiqué transmis à l'AFP à Paris.

MSF demande toutefois à nouveau aux médias de "garder la plus grande discrétion sur les informations qui concernent l'identité et autres données personnelles sur nos cinq collègues disparus". "Dans ces moments difficiles, la discrétion est extrêmement cruciale pour la sécurité de nos collègues", insiste la porte-parole.

L'ONG, dont le siège est en France, avait annoncé vendredi à Beyrouth que ces employés avaient été "pris" jeudi soir "dans une maison MSF dans le nord de la Syrie, par un groupe pour, semble-t-il, les interroger", sans donner d'autres informations.

Des informations avaient toutefois filtré par la suite sur leur nationalité.

"Je ne peux vous donner de détails pour des questions de sécurité mais l'un d'eux est de nationalité suisse", avait ainsi dit à l'AFP une porte-parole de MSF en Suisse, Sibylle Berger. Depuis leur disparition, "nous n'avons pas eu de contact avec eux", a-t-elle ajouté.

Son homologue pour MSF Suède, Karin Ekholm, a déclaré qu'un autre était suédois.

A la suite d'informations parues dans la presse locale, MSF Danemark a aussi "décidé de confirmer qu'il y avait un Danois parmi les cinq employés humanitaires".

Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders a de son côté confirmé qu'une infirmière belge d'une trentaine d'années figurait dans ce groupe, tout en refusant de parler d'enlèvement.

L'identité du groupe qui a pris les employés de MSF n'était pas connue et MSF a refusé de donner d'autres détails.

"Nous essayons toujours d'analyser la situation et de voir ce que nous pouvons faire pour aider nos collègues", a dit Sibylle Berger.

MSF a six hôpitaux et quatre centres de santé dans le nord de la Syrie, et gère également un programme à partir des pays voisins pour apporter un soutien à 27 hôpitaux et 56 postes médicaux en Syrie en leur fournissant des médicaments, du matériel médical ainsi qu'un soutien et des avis techniques, précise l'organisation.

La situation des travailleurs humanitaires en Syrie est périlleuse. En septembre, un chirurgien syrien travaillant pour MSF a ainsi été tué dans le nord de la Syrie.

Et plusieurs humanitaires travaillant dans des zones rebelles ont été enlevés ou placés en détention.

En octobre, sept employés du Comité international de la Croix-Rouge ont été enlevés dans la province d'Idleb. Selon une ONG syrienne, l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda) aurait orchestré ces enlèvements.

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