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Centrafrique: les événements depuis un mois d'intervention française

04/01/2014 04:04 EST | Actualisé 05/03/2014 05:12 EST

Rappel des événements en Centrafrique depuis le lancement le 5 décembre de l'opération Sangaris par la France, qui y a déployé 1.600 militaires en appui à une force africaine sur place, la Misca.

La Centrafrique est plongée dans un engrenage de violences communautaires et interreligieuses depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.

Depuis le début de l'intervention française, les violences se sont multipliées entre les milices chrétiennes "anti-balaka" (anti-machette, en langue sango) et la Séléka. Un millier de personnes ont été tuées par balle ou à l'arme blanche dans le pays, depuis le 5 décembre.

--DECEMBRE 2013--

- 5: L'armée française lance l'opération Sangaris pour restaurer la sécurité. "Vu l'urgence, j'ai décidé d'agir immédiatement", annonce le président français François Hollande, peu après le vote de l'ONU donnant mandat aux forces françaises pour intervenir.

Le matin, des milices d'autodéfense chrétiennes infiltrées dans certains quartiers de Bangui avaient lancé une attaque, entraînant des représailles sanglantes des combattants Séléka contre les chrétiens dans la capitale.

- 7: Arrivée de renforts terrestres français dans l'Ouest et dispositif musclé à Bangui.

Hollande annonce que les soldats de Sangaris ont désormais pour mission prioritaire de mettre fin aux massacres et de "désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations". Ils demeureront "autant que nécessaire pour cette mission" et jusqu'à la tenue d'élections.

- 9: Les troupes françaises entreprennent un vaste désarmement, à commencer par celui des ex-rebelles, mais l'opération s'accompagne de représailles chrétiennes contre les communautés musulmanes.

Deux soldats français sont tués à Bangui au cours d'un accrochage avec des assaillants.

- 10: La mission de la France est "dangereuse" mais "nécessaire", déclare M. Hollande au cours d'une brève visite à Bangui, où il rencontre le président Michel Djotodia, ex-chef de la Séléka.

- 17: Nouvelle opération française de désarmement à Bangui, visant cette fois les milices "anti-balaka".

- 19-20: Plus d'une trentaine de personnes sont tuées à Bangui.

- 21: Djotodia renouvelle son offre de dialogue aux milices chrétiennes.

- 22: Plusieurs milliers de musulmans manifestent à Bangui pour protester contre l'armée française, après la mort de trois ex-Séléka dans un accrochage.

- 23: Une patrouille tchadienne ouvre le feu sur des manifestants anti-Séléka devant l'aéroport. Le 24, le chef du contingent burundais révèle que ses hommes ont été la cible d'une attaque de soldats tchadiens.

- 26: Au lendemain d'une nouvelle journée de violences à Bangui (au moins 40 morts), l'armée française lance une vaste opération de "dissuasion" et de sécurisation, mobilisant 600 hommes, dans deux quartiers de la ville.

- 28: Exode de Tchadiens qui quittent Bangui pour leur pays. N'Djamena a lancé un pont aérien depuis une semaine et évacué plusieurs milliers de ressortissants par avion et par convois routiers.

- 31: Lors de ses voeux télévisés aux Français, Hollande justifie la présence des militaires français au nom de la défense des "valeurs" de la France "dans le monde".

--JANVIER 2014--

- 2: En visite à Bangui, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, écarte le risque d'un enlisement pour la France.

- 3: Le président tchadien Idriss Déby Itno condamne les exactions anti-Tchadiens et prévient que leurs auteurs "le paieront un jour".

- 3: Selon l'ONU, près d'un million de personnes ont fui leurs foyers en Centrafrique depuis le coup d'Etat de la Seleka, fin mars 2013, et les récents affrontements religieux, et près de la moitié des habitants de Bangui sont parmi les déplacés.

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