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Les insurgés gagnent du terrain dans une ville de l'ouest irakien

03/01/2014 05:39 EST | Actualisé 05/03/2014 05:12 EST

Des insurgés liés à Al-Qaïda ont gagné du terrain vendredi dans la ville sunnite de Ramadi et contrôlaient une partie de la ville proche de Fallouja, dans l'ouest de l'Irak, à la faveur de nouveaux combats, selon des officiers de police.

Les combats entre insurgés et forces de sécurité ont éclaté lundi à Ramadi après le démantèlement d'un camp de protestataires anti-gouvernementaux présenté par le gouvernement comme un "repaire d'Al-Qaïda". Les violences se sont ensuite propagées à Fallouja.

Jeudi, des sources de sécurité ont annoncé que des membres de l'Etat islamique en Syrie et au Levant (EIIL) avaient pris le contrôle de la moitié de Fallouja et de plusieurs secteurs de Ramadi, villes sunnites de la province d'Al-Anbar.

Les insurgés ont gagné du terrain à la faveur de combats à l'aube vendredi dans le centre de Ramadi, et ont déployé des tireurs de précision dans une rue, a indiqué un capitaine de la police.

Un colonel de police a précisé qu'un quart de la ville restait sous contrôle de l'EIIL alors que les forces de sécurité et des tribus contrôlaient le reste de la ville et ses alentours.

Selon un lieutenant de police, les soldats étaient toujours déployés autour de Fallouja.

Les insurgés de l'EIIL avaient profité de l'abandon des policiers de leurs postes mercredi à Fallouja et Ramadi après des attaques, ainsi que des combats entre soldats et membres de tribus opposés au démantèlement du camp pour prendre le contrôle de secteurs des deux villes. L'armée s'était retirée mercredi à la périphérie de Ramadi.

La province à majorité sunnite d'Al-Anbar est devenue depuis plus d'un an un haut lieu de la contestation contre le Premier ministre Nouri al-Maliki, un chiite accusé d'accaparer le pouvoir et de marginaliser les sunnites.

Fallouja et Ramadi avaient été des bastions de l'insurrection ayant suivi l'invasion américaine de l'Irak qui a renversé le président Saddam Hussein, un sunnite, en 2003.

Deux ans après le retrait des derniers soldats américains en décembre 2011, les forces irakiennes peinent à faire face aux insurgés enhardis par le conflit en Syrie voisine et le mécontentement de la minorité sunnite.

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