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Inde: le premier ministre Singh veut passer la main au jeune Rahul Gandhi

03/01/2014 10:29 EST | Actualisé 05/03/2014 05:12 EST

NEW DELHI - Le premier ministre indien a annoncé vendredi qu'il se retirerait du poste qu'il occupe depuis dix ans après les élections générales de l'été prochain, affirmant que Rahul Gandhi devrait lui succéder si le Congrès national indien réussit à se maintenir au pouvoir.

Dans ce qui était seulement sa troisième conférence de presse en une décennie, le premier ministre Manmohan Singh a affirmé que Rahul Gandhi, 43 ans, héritier de la dynastie politique Nehru-Gandhi, était le mieux placé pour devenir le prochain chef du parti et le premier ministre de la plus grande démocratie du monde.

M. Singh est âgé de 81 ans et ne devrait pas solliciter de nouveau mandat. Rahul Gandhi est quant à lui le fils de l'ancien premier ministre Rajiv Gandhi et de l'actuelle présidente du parti du Congrès, Sonia Gandhi.

La conférence de presse de vendredi est survenue alors que les appuis envers le parti du Congrès sont au plus bas, après des scandales de corruption, des luttes internes et une incapacité à gérer une économie en difficulté et les problèmes liés à la pauvreté, aux infrastructures et à l'éducation.

Le parti d'opposition Bharatiya Janata (Parti du peuple indien, BJP), dirigé par Narendra Modi, semble bien placé en vue des élections du mois de mai, après avoir facilement battu le parti du Congrès lors des récentes élections régionales. Le scrutin était considéré comme un test de l'humeur des électeurs dans ce pays laïque de 1,2 milliard d'habitants.

M. Singh a estimé que ce serait un désastre si M. Modi devenait premier ministre.

Narendra Modi, ministre responsable du Gujarat depuis 11 ans, est considéré comme l'architecte de la transformation de son État de l'ouest du pays en havre industriel. Mais ses opposants se demandent si ce chef nationaliste hindou peut véritablement être un dirigeant laïque capable de s'élever au-dessus des multiples cultures de l'Inde.

M. Nodi est accusé de n'avoir rien fait pour freiner les émeutes contre les musulmans au Gujarat en 2002, qui ont fait plus de 1000 morts. Il nie cependant toute implication dans ces violences et affirme qu'il ne porte aucune responsabilité pour les meurtres.

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