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Funérailles de Ronnie Biggs, braqueur du train postal Glasgow-Londres

03/01/2014 02:56 EST | Actualisé 05/03/2014 05:12 EST

Les funérailles du braqueur britannique Ronnie Biggs, l'un des auteurs de l'attaque du train postal Glasgow-Londres en 1963, se sont tenues vendredi à Londres en présence de plusieurs gangsters et de motards des Hell's Angels.

Ronnie Biggs, décédé le 18 décembre à 84 ans dans une maison de retraite du nord de Londres, avait forgé sa légende avec une épique cavale de 36 ans qui l'a conduit jusqu'au Brésil.

En signe d'ultime défi, à l'arrière de la voiture transportant son cercueil avait été disposée une gerbe de fleurs en forme de main à l'index et au majeur dressés. Un geste d'insulte que l'ancien braqueur avait adressé aux photographes lors des funérailles en mars 2013 de son ancien complice Bruce Reynolds, cerveau de l'attaque du train postal.

Le cercueil de Ronnie Biggs était recouvert des drapeaux britannique et brésilien, de son chapeau et d'une écharpe rouge et blanche de son équipe de foot préférée, le Charlton Athletic.

Le cortège funéraire a été escorté jusqu'au crématorium de Golders Green (nord de Londres) par des motards des Hell's Angels.

En lui rendant hommage, son fils Michael a rappelé à quel point son père avait "adopté la culture" de Rio et aimait faire la fête. "Commémorons sa vie avec une bonne cuite plus tard", a-t-il lancé à l'assistance qui comptait notamment deux anciens gangsters, Freddie Foreman et Dave Courtney.

Charles Bronson, célèbre criminel britannique, avait quant à lui envoyé un bouquet depuis sa prison.

Ronnie Biggs était l'un des membres du gang qui avait attaqué dans la nuit du 7 au 8 août 1963 le train postal Glasgow-Londres pour s'emparer d'un butin record de 2,6 millions de livres (l'équivalent d'environ 54 millions d'euros de nos jours).

Condamné à 30 ans de prison en 1964, il s'était échappé quinze mois plus tard et commencé une cavale qui l'a mené en Belgique, en France, en Australie et enfin au Brésil, où la naissance de son fils Michael lui a permis d'échapper à l'extradition.

Mais en 2001, affaibli par plusieurs attaques cérébrales, il était revenu de son plein gré en Grande-Bretagne. Il avait été renvoyé en prison pour purger sa peine, mais finalement libéré en 2009 pour raisons de santé.

rjm-alm/jeb

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