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Facebook accusé de monnayer les messages privés de ses utilisateurs

03/01/2014 12:43 EST | Actualisé 05/03/2014 05:12 EST
Bloomberg via Getty Images
Bloomberg's Best Photos 2013: A Facebook Inc. logo is displayed for a photograph in Tiskilwa, Illinois, U.S., on Tuesday, Jan. 29, 2013. Facebook Inc. is scheduled to report quarterly earnings on Jan. 30. Photographer: Daniel Acker/Bloomberg via Getty Images

La vie privée des 1,2 milliard d'utilisateurs de Facebook fait l'objet d'une nouvelle demande de recours collectif. Deux Américains accusent le réseau social d'intercepter les messages privés des utilisateurs à leur insu et d'en tirer profit.

Selon les plaignants, lorsque les utilisateurs composent des messages qui contiennent des liens vers un site web, Facebook « analyse le contenu du message, le lien Internet et recherche des informations qui permettent de dresser un profil de l'activité sur Internet de la personne qui a écrit le message ».

Puis, le réseau social partage ces informations avec « des annonceurs, des sociétés de marketing et d'autres agrégateurs de données ». Une pratique, croient Matthew Campbell et Michael Hurley, qui viole la législation régissant la confidentialité des communications électroniques.

Des accusations sans fondement, selon Facebook

Facebook estime que ces accusations sont « sans fondement ». « Nous nous défendrons vigoureusement », a indiqué le réseau social par courriel. 

Facebook n'est pas le seul à faire face à de telles allégations. Google, Yahoo et LinkedIn ont tous été accusés d'avoir intercepté des communications à des fins lucratives. 

Google a notamment accepté, en novembre, de payer 17 millions de dollars pour enterrer des poursuites d'Internautes américains qui l'accusaient d'avoir placé sans autorisation des petits logiciels espions (« cookies ») sur les ordinateurs d'utilisateurs du navigateur Safari, en contournant les réglages destinés à les bloquer.

Les plaignants demandent à la cour fédérale de San José en Californie d'autoriser le recours collectif pour tous les utilisateurs de Facebook qui ont envoyé des messages avec des liens ces deux dernières années. Ils demandent également au tribunal d'empêcher Facebook de poursuivre cette pratique et réclament 10 000 $ en dommages pour chaque utilisateur.

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