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Des Birmans manifestent pour qu'Aung San Suu Kyi puisse devenir présidente

03/01/2014 09:56 EST | Actualisé 05/03/2014 05:12 EST

RANGOON, Myanmar - Des dizaines de militants pro-démocratie se sont rassemblés dans la plus grande ville de Birmanie, vendredi, pour réclamer des changements dans la Constitution afin de permettre à l'opposante Aung San Suu Kyi de se porter candidate à la présidence.

La petite manifestation à Rangoon est survenue alors que de plus en plus de politiciens et de députés birmans plaident en faveur de l'amendement de la Constitution.

La loi fondamentale a été élaborée et adoptée sous l'ancien gouvernement militaire en Birmanie afin de s'assurer que l'armée garde le contrôle sur l'administration du pays. Les députés nommés par les militaires représentent le quart des sièges au Parlement.

Un article de la Constitution affirme que tout citoyen dont l'époux ou les enfants détiennent une nationalité étrangère ne peut devenir président ou vice-président.

Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la paix, a été mariée au défunt universitaire britannique Michael Aris, et leurs deux fils sont citoyens britanniques. Les militants estiment que plusieurs autres dispositions de la Constitution sont antidémocratiques.

La Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti de Mme Suu Kyi, a annoncé le week-end dernier son intention de participer aux élections générales de 2015. Le parti avait boycotté les élections de 2010 mais a participé avec succès aux élections partielles de 2012 après l'entrée en vigueur de réformes électorales, permettant à la célèbre opposante de décrocher un siège au Parlement.

En Birmanie, le président n'est pas élu directement, mais choisi par le Parlement. La LND devrait remporter suffisamment de votes au scrutin de 2015 pour présenter son propre candidat à la présidence, et Mme Suu Kyi a déjà exprimé son intérêt pour ce poste.

La LND a récemment multiplié ses appels en faveur d'un amendement de la Constitution. Lors d'un discours diffusé à la radio jeudi, le président Thein Sein a déclaré qu'il soutenait l'idée de modifier la Constitution, et son parti a suggéré de changer la disposition qui interdit à Aung San Suu Kyi de devenir présidente.

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