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Une année 2014 de conflits générationnels à Cuba, prédit la santéria

02/01/2014 01:32 EST | Actualisé 04/03/2014 05:12 EST

La hiérarchie de la santeria, la religion la plus répandue à Cuba, mélange de christianisme et de rites africains, a prédit jeudi une année 2014 remplie de conflits "familiaux et générationnels" et le décès de responsables politiques.

Dans leur traditionnelle "Lettre de l'Année", les babalaos, les officiants de la santeria, mettent en garde également contre "les conflits entre personnes et entre nations qui peuvent dégénérer en conflits armés".

"Le dialogue et le respect de l'opinion contraire est la seule manière d'éviter les conflits", ajoute la Lettre des babalaos, publiée chaque année depuis 1987 et basée sur le système divinatoire Ifa, qui analyse des combinaisons de 265 signes, lettres et figures.

La Commission organisatrice de la Lettre "Miguel Febles Padron", une des plus importantes des commissions de la santeria, a indiqué lors d'une conférence de presse que l'année 2014 serait placée sous le signe de Baba Eyiobe, principe essentiel de toutes les choses, qui préconise "organisation, dialogue et conciliation".

"C'est la sixième fois que paraît Baba Eyiobe, comme une insistance à ce que nous nous organisions dans tous les domaines", a expliqué le babalao Lazaro Cuesta.

Dans ses prévisions pour 2014, la santeria cubaine augure "la perte de leaders religieux et politiques", ainsi qu'une "lutte inter-générationnelles, avec ses conséquences fatales".

Cette dernière prédiction, récurrente chaque année, prend une ampleur particulière à Cuba où dominent les octogénaires au sein des instances dirigeantes du régime communiste qui s'efforce d'organiser une relève générationnelle.

Les officiants de la santeria, ou règle de Ocha, suivie par une grande majorité de Cubains, recommandent également "une attention particulière à la formation éthique et morale des jeunes" et une "meilleure organisation sociale, politique et économique au bénéfice du peuple".

"Tant que les choses ne s'organisent pas de façon correcte, logique et raisonnable, il est impossible que tout aille bien, car on ne peut pas vivre toujours d'espérances et de promesses", a souligné le babalao Lazaro Cuesta.

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