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Un élève est condamné pour avoir mis le feu aux cheveux d'une camarade

02/01/2014 08:39 EST | Actualisé 04/03/2014 05:12 EST

WINNIPEG - Un adolescent de Winnipeg s'est vu infliger 18 mois de probation sous surveillance pour avoir tenté de mettre le feu aux cheveux d'une camarade de classe juive dans un couloir de l'école.

La jeune fille de 15 ans a eu des cheveux brûlés, mais elle n'a pas été blessée grièvement.

Elle a affirmé que l'attaque l'a rendue craintive, et l'a amenée à consulter un psychologue.

Il a été dit en cour que le garçon, qui était aussi âgé de 15 ans lors de l'incident en novembre 2011, a prononcé des commentaires antisémites durant l'attaque.

Mais la Couronne a affirmé que le geste ne semblait pas motivé par des pensées antisémites, et que l'adolescent avait prononcé ces mots car il est un «imbécile et un intimidateur».

La défense a argué que le jeune n'avait jamais eu l'intention d'enflammer les cheveux de sa camarade de classe.

L'avocat de l'adolescent a affirmé que son client avait agrippé la fille, allumé son briquet et tenu ces propos, mais que ses cheveux avaient pris feu lorsqu'elle a voulu le repousser.

Selon ce qui a été dit en cour, l'adolescent considérait la jeune fille comme son amie, et lui a envoyé un message texte pour s'excuser le jour même.

La défense a fait valoir également que les commentaires en question étaient davantage une manière d'interagir à l'école et que l'accusé n'était pas le seul à s'être adressé ainsi à la jeune fille.

Le juge Rob Finlayson a affirmé que les propos étaient totalement vulgaires et inappropriés, mais qu'il y avait suffisamment d'éléments pour croire qu'il n'y ait pas eu de motifs racistes. Le magistrat a dit croire que l'attaque était un cas isolé, un geste impulsif et non planifié.

Selon le juge Finlayson, la culture à cette école décrite par la défense est «sombre et malsaine» et n'a pas sa place dans la société.

En plus d'une supervision étroite durant sa probation, l'adolescent devra consulter un spécialiste, effectuer 75 heures de travaux communautaires et éviter tout contact avec la victime, à part pour lui écrire une lettre d'excuse.

L'adolescent, dont l'identité ne peut être révélée en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, avait plaidé coupable plus tôt cette année à des accusations de voies de fait armées.

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