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Pakistan: l'ex-président Musharraf conduit à l'hôpital plutôt qu'au tribunal

02/01/2014 08:46 EST | Actualisé 04/03/2014 05:12 EST

ISLAMABAD - L'ancien président pakistanais Pervez Musharraf a été conduit à l'hôpital pour un «problème cardiaque», jeudi, après avoir éprouvé un malaise alors qu'il se rendait à une audience judiciaire dans le cadre d'un procès pour haute trahison, ont annoncé la police et ses avocats.

Ce détour inattendu à l'hôpital est le plus récent rebondissement dans les problèmes judiciaires auxquels l'ancien commandant en chef fait face depuis qu'il est revenu au Pakistan, en mars, dans l'espoir de participer aux élections.

C'était également la troisième fois que l'ancien homme fort ne se présentait pas en cour pour l'important procès qui le vise.

Plutôt que de faire un retour en politique, M. Musharraf a été confronté à une série d'affaires judiciaires liées au temps qu'il a passé à la présidence. Mais le procès pour haute trahison est l'affaire la plus grave et pourrait lui valoir la peine de mort s'il est reconnu coupable, une situation qui représenterait une disgrâce pour l'homme de 70 ans, dans un pays où les généraux sont généralement au-dessus de la loi.

L'inspecteur adjoint Jan Mohammed a déclaré à la cour, jeudi, que M. Musharraf avait été conduit à l'institut militaire de cardiologie à Rawalpindi après avoir éprouvé un malaise en quittant sa résidence de campagne, en périphérie d'Islamabad, pour se rendre à l'audience.

L'un des avocats de l'ancien président, Khalid Ranjha, a déclaré qu'il avait développé un «problème cardiaque» et qu'il avait été conduit à l'hôpital plutôt qu'à la cour.

Pervez Musharraf, nageur aguerri et ancien membre d'un commando militaire, n'a jamais éprouvé de problèmes cardiaques par le passé.

C'est la troisième audience judiciaire que M. Musharraf manque en deux semaines dans le cadre de son procès pour haute trahison. Il ne s'est pas présenté aux deux précédentes audiences, notamment celle de mercredi, après des alertes à la bombe. Le juge avait exigé qu'il comparaisse jeudi, et les procureurs avaient réclamé qu'il soit arrêté s'il ne se présentait pas en personne devant le tribunal.

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