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L'action de Fiat grimpe après l'annonce de l'accord pour le contrôle de Chrysler

02/01/2014 02:43 EST | Actualisé 04/03/2014 05:12 EST

ROME - Les actions de Fiat ont bondi, jeudi, au lendemain de l'annonce par le constructeur italien d'une entente pour acquérir la propriété totale de Chrysler, mais certains syndicats italiens s'inquiètent des impacts sur l'emploi et les investissements dans le pays.

Dans une annonce du Nouvel An, Fiat a dit être en mesure de conclure son acquisition de Chrysler sans avoir à relever de nouveaux capitaux par l'entremise d'une émission de droits de souscription d'actions. Les investisseurs ont bien réagi, faisant grimper les actions de 12 pour cent à la Bourse de Milan. Le titre a été en hausse de 15,8 pour cent plus tôt dans la journée de jeudi.

Fiat fera l'acquisition d'une participation de 41,5 pour cent détenue par le fonds du syndicat des Travailleurs unis de l'automobile pour 1,75 milliard $ en espèces et une somme additionnelle de 1,9 milliard $ en dividendes extraordinaires. L'entente devrait être conclue d'ici le 20 janvier. Fiat détient déjà le reste des parts de Chrysler.

L'entente permettrait à Sergio Marchionne, le chef de la direction de Fiat et de Chrysler, de combler son désir de diriger un constructeur automobile à véritable portée mondiale. M. Marchionne a qualifié l'accord de l'un de ces «moments marquants qui entrent dans les livres d'histoire».

L'annonce a été accueillie en Italie, où Fiat est le plus important employeur privé, avec un mélange d'excitation et d'inquiétudes.

Des syndicats italiens soutiennent depuis longtemps que la portée mondiale de Fiat pourrait leur nuire en termes de production, sécurité d'emploi et conditions de travail. Les leaders syndicaux ont rapidement demandé certaines garanties, appelant le gouvernement à s'assurer que leurs inquiétudes soient prises en compte.

«Il est indispensable que Fiat précise ses intentions au pays», a dit par communiqué Susanna Camusso, présidente du syndicat national de gauche CGIL.

Fiat compte un total de 215 000 employés, près du tiers étant établis en Italie.

Tout en jugeant importante cette entente pour que Fiat demeure concurrentielle, Mme Camusso a fait valoir que la «direction stratégique et la planification devaient demeurer italiennes», et que la compagnie devait maintenir une présence significative en Italie.

«Avant de célébrer, nous estimons essentiel de comprendre les termes de l'entente», a signifié pour sa part le syndicat des Métallos FIOM, ajoutant qu'il demanderait au bureau du premier ministre de convoquer toutes les parties pour discuter de l'avenir des usines italiennes.

D'autres syndicats centristes se montraient optimistes à propos des bénéfices possibles pour les travailleurs italiens.

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