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Irak: les forces de sécurité combattent les insurgés à Ramadi et Fallouja

02/01/2014 08:48 EST | Actualisé 04/03/2014 05:12 EST

Les forces de sécurité irakiennes combattaient jeudi à Ramadi et à Fallouja des hommes armés liés à Al-Qaïda, ayant pris le contrôle de certains secteurs de ces villes situées à l'ouest de Bagdad, selon la police et les forces spéciales.

A Fallouja, dont la moitié est tombée sous le contrôle des insurgés, les forces spéciales irakiennes sont entrées en action et des "combats acharnés" s'y déroulaient jeudi après-midi, a déclaré dans un communiqué le général Fadel al-Barwari, qui dirige ces forces relevant de l'organisme de lutte antiterroriste.

A Ramadi, plus à l'ouest, ce sont des policiers et des tribus qui combattaient les insurgés.

Les affrontements se déroulaient dans l'est de la ville, où ont déferlé plus tôt jeudi des dizaines de camions transportant des hommes lourdement armés, qui scandaient des chansons louant l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), un groupe lié à Al-Qaïda.

Parallèlement, le ministère de l'Intérieur a appelé les membres de la police qui ont abandonné leur poste à Al-Anbar à les regagner rapidement sous peine de sanctions. "Ils doivent y retourner pour faire face à l'offensive terroriste qui vise notre peuple à Al-Anbar", a-t-il dit dans un communiqué.

La veille, des hommes armés ont attaqué le principal commissariat de Fallouja, où ils ont libéré 101 détenus et volé des armes, après avoir laissé la possibilité aux policiers de s'échapper, selon des officiers.

Les combats à Fallouja et Ramadi, chef-lieu d'Al-Anbar, entre armée et insurgés avaient éclaté lundi après le démantèlement d'un camp de protestataires sunnites hostiles à la politique du Premier ministre chiite Nouri al-Maliki. Ces violences ont fait 14 morts lundi et mardi.

Selon un responsable du ministère de l'Intérieur, "la moitié de Fallouja est entre les mains de l'EIIL (l'Etat islamique en Irak et au Levant, un groupe lié à Al-Qaïda, ndlr) et l'autre partie est sous le contrôle" de membres de tribus armés.

Un témoin a indiqué que les insurgés avaient mis en place des points de contrôle dans le centre et le sud de Fallouja.

"A Ramadi, la situation est similaire -- certains secteurs sont contrôlés par l'EIIL et d'autres par" des membres des tribus, a ajouté le responsable du ministère de l'Intérieur.

La province d'Al-Anbar est devenue un haut lieu de la contestation contre M. Maliki et le démantèlement du camp a attisé la colère de la communauté sunnite dont sont issus les insurgés.

Cette communauté réclame notamment que les autorités mettent fin à la stigmatisation dont elle s'estime victime, au travers de l'utilisation de l'arsenal législatif anti-terroriste à son encontre.

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