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Colombie: plus de 10.000 personnes victimes des mines depuis 1990

02/01/2014 01:05 EST | Actualisé 04/03/2014 05:12 EST

Plus de 10.000 personnes ont été tuées ou blessées par des mines et des munitions non explosées depuis 1990 en Colombie, pays en proie à un conflit armé depuis près d'un demi-siècle, a annoncé jeudi la vice-présidence.

"De 1990 à aujourd'hui, un total de 10.607 personnes ont été victimes" de mines anti-personnel, de munitions non explosées et d'engins explosifs artisanaux, a annoncé la vice-présidence dans un communiqué, citant des données de la Commission nationale pour l'action contre les mines anti-personnel.

Un total de 2.156 de ces victimes sont mortes et 8.451 ont été blessées. Parmi les victimes figurent 6.491 membres de forces de sécurité et 4.116 civils, dont 1.058 enfants et adolescents.

Dans ce communiqué, le vice-président colombien Angelino Garzon a de nouveau exhorté les guérillas des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et de l'Armée de libération nationale (ELN) de cesser de recourir aux mines anti-personnel.

"Nous leur demandons de nous indiquer, le plus tôt possible, la localisation les terrains minés afin de mettre en oeuvre toutes les actions nécessaires", a déclaré M. Garzon.

"La Colombie est l'un des pays ayant enregistré le plus grand nombre de victimes de ce type d'engins", a-t-il ajouté, annonçant par ailleurs la tenue, en avril prochain, d'une conférence internationale sur les droits des survivants des mines anti-personnel et des personnes handicapées.

Bogota a ouvert avec les Farc des pourparlers de paix depuis novembre 2012 à Cuba, dans l'espoir de résoudre un conflit qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts et quelque 4,5 millions de déplacés en cinquante ans.

Dans leur sillage, l'ELN, deuxième mouvement de rébellion en Colombie, a également manifesté sa volonté d'ouvrir des négociations de paix.

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