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RDC: deux militaires ivres provoquent la panique à Lubumbashi (ministre)

01/01/2014 02:27 EST | Actualisé 03/03/2014 05:12 EST

Des tirs de deux militaires ivres ont provoqué mercredi soir la panique à Lubumbashi, deuxième ville de la République démocratique du Congo cible lundi d'attaques meurtrières, a déclaré à l'AFP le ministre de la Défense.

"Selon les rapports que je viens d'avoir de Lubumbashi, il s'agit de deux militaires en état d'ivresse qui ont tiré des balles en l'air au centre-ville. La PM (police militaire) est en train de les pourchasser pour les maîtriser. Je n'ai pas de bilan, ni des blessés, ni des morts pour l'instant", a indiqué Alexandre Luba Ntambo.

Mais selon des habitants de la capitale du Katanga, dans le sud-est de la RDC, la situation était plus incertaine. Un employé de l'aéroport a expliqué que la situation était "confuse", que "les tirs fusent de partout" et qu'"on ne sait pas pour quel camp tirent les militaires".

Un habitant en fuite a affirmé à l'AFP qu'il avait vu "un militaire tomber sous les balles de l'un des tireurs ivres". "Je l'ai vu tomber mais je ne sais pas s'il est mort ou blessé", a-t-il indiqué.

Plusieurs habitants ont évoqué un seul militaire ivre.

"Un militaire ivre qui garde une maison non loin de la poste a tiré une balle en l'air et a semé la panique. Les gens qui fêtaient (la nouvelle année) en centre-ville ont commencé à fuir dans tous les sens", a raconté à l'AFP un autre habitant s'éloignant de la zone des tirs.

"J'ai vu d'autres militaires qui le poursuivaient (le tireur). Dans sa fuite, il a tiré plusieurs balles dans tous les sens", a-t-il ajouté.

Timothée Mbuya, président de l'ONG des droits de l'Homme Justicia, a lui aussi dit avoir fui les tirs.

"Je suis maintenant éloigné du centre-ville mais les gens paniquent ici aussi : ils sont en train de fuir dans tous les sens, ils ferment les magasins, les boutiques", a-t-il indiqué à l'AFP

En décembre, plusieurs incidents ont secoué la capitale de la riche province minière (coltan, cuivre...) du Katanga.

Le 21 décembre, des tirs d'armes légères ont été entendus pendant une trentaine de minutes dans le centre. Les autorités ont évoqué "trois militaires égarés", tandis qu'une habitante a affirmé qu'il s'agissait de séparatistes Bakata-Katanga, qui avaient marché sur la ville en mars.

Lundi, après une prise d'otages à la télévision publique à Kinshasa, des tirs ont aussi retenti à Lubumbashi, ainsi qu'à Kindu, capitale de la province diamantifère du Maniema. Des assaillants se sont réclamés du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, opposant au président Joseph Kabila.

Le gouvernement a donné un bilan global de 103 morts, 95 assaillants et 8 militaires.

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